Suz' ça pue

Ou la suite de la pipe d’admission…

Résumé des épisodes précédents: ma moto fait peuf-peuf, et personne ne sait pourquoi. La dernière hypothèse est que c’est un truc dans le pot.

En plus de faire peuf-peuf, je me suis aperçu qu’elle faisait clic-clic, en rythme avec le moulin. Alors vous allez me dire « c’est le jeu aux soupapes ». Mais ce dernier a censément été fait par Brooklands…

Censément…

Rien de bien grave, en somme, mais c’est chiant, à la longue. Rajouté au peuf-peuf, ça me fait dire que d’une Suz c’est pas solide, et de deux que plus jamais j’achète une moto bleue ciel.

Et un matin, elle innove: au moment de débrayer, ça fait un gros ‘crouic’, comme sur une voiture quand on loupe une vitesse. Ça le fait une deuxième fois, plus jamais au cours du trajet. Par contre ça le fait quasi à chaque fois que la moto est restée arrêtée (et au froid?) pendant quelques heures.

Allez donc montrer ça à un mécano…

Je commence à prendre le bleu ciel en grippe.

Et puis lors d’un trajet sous la pluie, autres surprises: dérapage en virage (alors que les pneus n’ont pas l’air usés), et trous dans l’accélération.

Rrrraaaaa!!! Putain de Suz’ de merde!

Hichem m’avait dit qu’il allait peut-être falloir changer les pneus parce que ça fait longtemps qu’ils sont montés et sont donc sans doute un peu secs… Bah tu parles, tiens… A l’entrée de l’hiver, en plus, je me sens pas du tout obligé de les changer.

Je trouve un Dafy à Chambourcy (pas loin de là où je travaillais à ce moment) qui me monte une paire de BT021 pour 276€ (acceptable, non?) Et il me signale que le kit chaîne a un point dur.

Je lui parle du peuf-peuf et du clic-clic, il me dit ‘richesse’ et ‘jeu aux soupapes’.

Bon, alors…

‘Richesse’: effectivement elle sent un peu l’essence, la Rebecca. Se pourrait-il qu’un mélange trop riche fasse peuf-peufer la belle et lui fasse des trous dans le c… la carburation par temps humide, sachant que je ne consomme que 5.5 litres au 100km? Ma foi…

‘Jeu aux soupapes’: oui alors il a été fait, hein. Soit je déteste Suz’ pour faire des motos qui se dérèglent tout le temps, soit je déteste Brooklands pour me dérégler les choses réglées. Je pense que je vais opter pour les deux…

Je lui demande donc du coup si c’est dur à régler, la richesse, sur cette bécane. Il jette un œil et répond que oui: faut tout démonter.

Putain de Suz’ de merde.

Il me change les chaussures de Rebecca, et au moment de repartir j’entends ‘clac’ mat à l’arrière, genre un truc qui se remet contre un autre. Or, à l’arrière il n’y pas pas grand chose: la chaîne, la chaîne, et puis… la chaîne, je crois.

Je roule quelques jours afin d’affiner le diagnostic: elle crouic toujours au petit matin, elle peuf-peuf à la décélération, elle clic-clic constamment et elle claque quand j’accélère doucement en première.

J’aime pas Suz’.

Je vais revoir le gars chez Dafy (toujours d’une grande gentillesse, par ailleurs) pour lui expliquer. Il regarde et constate comme moi qu’il n’y a à l’arrière que la chaîne qui puisse faire un bruit dans ce genre. D’un autre côté le bruit n’est pas un bruit de chaîne qui tape sur quoi que ce soit. Il m’assure que c’est la chaîne (point dur, faible vitesse, clac, toussa…) Moi je doute.

Il monte la moto sur le monte-bidule, trifouille la chaîne et me dit « ah… peut-être pas ». Et il me montre: il prend le plateau de chaîne, à l’arrière et le tourne d’avant en arrière. Ça tourne un tout petit peu: « Ça, c’est l’amortisseur de couple. C’est un peu gênant mais c’est pas bien grave, j’ai vu pire. »

Il prend le plateau et le fait pivoter sur son axe (pas AUTOUR, mais SUR, vous voyez?) : « Ça, c’est plus embêtant: c’est le roulement de porte couronne qu’est naze ».

Allons bon… Il me redit qu’il serait bon de changer la chaîne. Oui, Hichem me l’avait dit, aussi…

Je prends rendez-vous pour dans quelques jours pour qu’il me change de kit chaîne et de roulement.

Le rendez-vous était lundi (hier). Il me change la chaîne, démonte la roue, sort le support du plateau arrière et trifouille le roulement. Il commence à avoir l’air dubitatif. Il me montre: le roulement tourne comme il faut, à peine s’il accroche un chouille, mais rien de rédhibitoire. Il repose le support sur la roue et me remontre la même chose que la dernière fois: le plateau qui bouge. Il me dit que c’est peut-être l’amortisseur de couple qui est un peu usé, mais pas le roulement. Il renonce à changer le roulement, mais … me fait une bidouille sur l’amortisseur de couple: il met des bouts de chambre à air entre lesdits amortisseurs et le support du plateau (ceux qui ont déjà vu des amortisseurs de couple imaginent, je pense, pour les autres, hé bien tant pis 🙂 )

Il remonte le tout, moi j’ai mal au cul (une visite chez Brooklands, un changement de gommards, et un changement de kit chaîne en un mois, ça commence à me gaver, les motos bleus; et c’est pas fini…).

Je lui demande, juste comme ça, comment voir le niveau du liquide de refroidissement, il me montre un truc sous le réservoir. Je lui dit « et bien sûr pour ajuster le niveau… » il continue « …faut soulever le réservoir! »

Putain de Suz’ de merde.

Je repars, et la bonne nouvelle c’est qu’elle ne clac plus 🙂

Reste à régler le crouic, le peuf et le clic.

Je vais, je pense, tester soit le mécano Honda pas loin de mon taf, soit carrément Espace Murit (je suis un fou, moi…)

Des idées sur le pourquoi du crouic, du clic et du peuf?

EDIT: le gars de chez Honda pas loin de mon taf me dit que le peuf pourrait être du à un ‘bridage des soupapes’, et le clic à la chaîne de transmission…

Flying

Je ne suis pas là, je suis à 10000m. Parfois je redescend. Parfois je redescend pour écouter ce qu’il se passe mais la plupart du temps je ne suis tout simplement pas là. Je pense aux uns et aux autres; je tisse des fils entre mes histoires afin de déterminer la trame de ma pomme; je savoure l’instant présent ou me remémore les instants passés; je découvre les dessous du monde; je regarde mon univers se dessiner malgré moi; je me regarde évoluer à l’intérieur, dans une bonne ou mauvaise direction; je regarde mes sentiments naître, évoluer, me bouffer, disparaître, foutre le dawa, me remuer, éveiller des souvenirs, me transformer; je contemple des scènes dont je connais la fin, ou dont je ne veux absolument pas être le protagoniste, présent ou futur…

Je ne suis jamais complètement ici. Et là, je ne suis absolument pas ici.

Ecrire pour soi et une activité solitaire (oui, comme se …) et personnellement je fais ça en cachette; je ne peux pas écrire si on me regarde. Ce qui pose certains problèmes la plupart du temps: comme écrire me vient comme une envie de pisser, en plus souvent, je ne peux pas le faire.

Tracklist:

  • « Am I wrong? » Etienne de Crécy
  • « This is not a dream » Apollo 440 & Morphine

Respiration

J’adore être seul, en ce moment.

Casquette, parka, obligé de parler à personne, mon univers qui tourne, tranquillement, sans témoins … je jongle avec mes vies et il n’y a plus de témoins. Je voyage seul, je gère mon temps seul et je ne parle à personne… mon univers me suit… et il n’a plus de piliers.

L’univers retient sa respiration, plus rien ne (me) parle, le silence se fait, plus rien ne tourne, dans l’attente de cet évènement. Mon cœur bat fort et vite… Ma vie peut basculer…

Suis-je quelqu’un qui écoute bien?

Ubuntu, compiz-fusion, et les couleurs

L’ubuntu nouveau étant sorti il y a peu, j’ai mis à jour l’ordi de mon taf.

Tout s’est merveilleusement bien passé: 1h pour tout télécharger à travers le proxy de la boîte, et plusieurs heures pour tout mettre à jour, interrompues de quelques questions (et ça ça m’énerve: tu lance une mise à jour en te disant que tu vas bouffer et quand tu seras revenu ça sera terminé, mais NON! Il se débrouille pour poser une question environ toutes les heures. Bref…).

Redémarrage dans les règles, avec le cœur qui bat un peu vite, tout de même (parce que changement de noyau au passage) et une fois qu’il a fini il marque des trucs obscures:

device-mapper: table: 254:2: linear: dm-linear: device lookup failed

Ouais, hein?

Quelques cliques sur le net, et la solution est de booter sur un CD Live, puis de virer evms. Je boot donc sur un noyau que j’ai exprès pour ça (prudent je suis, la vie ça m’a sauvé) et je vire evms.

Roule ma poule, ça boot comme sur des roulettes.

Au moment de lancer la session Gnome (qui, il faut le dire, se coltine compiz-fusion histoire de mettre un peu de fun dans les fenêtres) ça chie copieusement. Comme si les pixels étaient mélangés au sein d’une fenêtre.

Ça marche, hein, sauf que c’est inexploitable.

Après une bonne journée de recherche sur le web où je ne trouve absolument rien, je fini par voir que gdm lance Xgl, et que Xgl préfère 24 bites à 16, niveau couleur.

Or, évidemment moi j’ai mis 16 (petite bite config). Je met donc à 24, ce qui fait marcher le zinzin, sauf que c’est effroyablement lent. La faute à Xgl. Je me dis que du coup vu que compiz marchait très bien avec Xorg, y a pas de raison que ça ait cessé. Donc je dégage le lancement de Xgl de la manière suivante:

sudo mv  /etc/X11/Xsession.d/98xserver-xgl_start-server /ailleurs/loin

Toc, reboot. Et mon Gnome a retrouvé sa vélocité d’antan 🙂

Et je laisse les couleurs à 24 bits, parce que le feu dessiné sur l’écran est super plus beau en 24 bits 😉

Je ne suis pas dépressif

Que ceux qui en doutent se rassurent, je ne suis pas dépressif.

J’ai des coups de blues, comme tout le monde (je suppose), mais il se trouve que j’ai parfois besoin de les écrire. Il se trouve peut-être aussi que je les ressens plus vivement, ou que je sais les décrire, mais c’est un fait: je n’écris que les choses qui me font du mal. Donc, si sur ce site il y a souvent des textes sombres (de ma part) ce n’est pas parce que je suis en phase de profonde dépression c’est parce qu’à un moment quelque chose me touche et j’ai besoin de l’écrire, point.

A part ces moment, sincèrement, ça va: plein de choses me rendent heureux, me font réfléchir, me font rire, me font hurler, toussa. Pas de quoi s’alarmer, globalement ça va, je suis vivant, avec des sentiments et des pensées. Pas de quoi prendre non plus ces textes pour une généralité concernant mon humeur, ils ne sont que le reflet de mon état à un moment donné.

Désolé, donc, s’ils vous paraissent déprimant, si JE vous paraît déprimé, s’ils vous font vous interroger sur ma santé mental, si vous n’y comprenez rien (c’est parfois voulu 😉 ), mais c’est ma manière d’écrire, alors…

Alors, pourquoi sur le web, allez-vous dire? Parce que je crois que j’ai besoin de la pression d’être lu par d’autres pour mettre en forme ce que j’ai en tête. Ecrire pour moi dans un coin invisible, ok, mais ça donne des trucs beaucoup trop cryptique…

Miam

Ai mangé ce midi avec une copine qui a … le même problème que moi: voyageuse, elle se prend en plein poire l’envie absolue de ne pas du tout pratiquer une activité quotidienne et rémunérée qui ne lui apporte personnellement rien.

C’est bien de se prendre ça à cet âge (le mien/notre). Ça fait super mal mais c’est salvateur. Et moi ça m’a fait du bien de m’évader le temps d’un repas et d’entendre parler, pour une fois, de choses que je ne considère pas comme futile.

Combien sont-ils à prendre conscience de cette prison? Combien en sont sortis? Combien y sont encore et vont y perdre la raison, ou leur vie? Combien y sont heureux, à vendre leur… vie?

Bienvenu chez Suzuki

Ou « putain de Parking »…

Avant hier je sors du taf. Je met le contact sur ma moto.

Rien. Pas de lumières, nada.

Je suppose que j’avais laissé le contact en position Parking, cette position qui permet de bloquer la direction tout en laissant le phare arrière allumé. Utilisé dans les cas où t’es en panne de nuit en plein milieu de la forêt par une nuit sans lune, et du coup rarement en ville.

Je me dis, benoîtement, que je vais pousser la moto et qu’elle va repartir. Que nenni, cette sal… ne démarre pas. Un collègue vient me prêter main forte, sans plus de résultat.

On décide donc d’utiliser la batterie de sa voiture. Il nous faut donc des câbles et … une clé Alen! Hé oui, chez Suz’ il faut une clé Alen pour enlever le siège pilote et accéder à la batterie!

Je vais au poste de garde pour choper des câbles de batteries (ils en ont, vu le nombre de fois ou des gens se sont retrouvés en rade sur le parking pour cause de phares allumés…) et je vais choper un jeu de clé Alen dans une boîte d’outils qui nous sert à monter les baies de machine.

Je démonte donc les caches, et que vois-je en dessous? Encore des vis Alen, cette fois de taille différente, qui permettent d’enlever le siège!

Putain de bordel de … Je chope un jeu de clé aux Moyens Généraux, je vire cette saleté de selle en maudissant Suz’ d’oser faire des moto si peu accessible (non mais fait pas déconner: t’es en rade de batterie et il faut deux clé Alen pour y accéder? C’est n’importe quoi…)

Well, je branche le câble noir entre les pôles négatif de ma batterie et celle de mon collègue, puis une voiture se gare et en sort un mec du poste de sécurité, celui qui doit faire la garde de nuit. Il nous regarde et dis: « je vous déconseille de faire ça, vous allez flinguer la batterie! »

Pour cause d’ampérage différent: si celui de la batterie de la voiture est plus fort que ce que peut supporter la batterie de la moto, pof je perds une batterie. Le gars m’assure que ça lui est arrivé, précisément avec une SV.

Bon, j’appelle donc Jo, qui habite pas loin, et qui lui aussi a une Suz’, bleue qui plus est 🙂

Il se pointe donc 10 minutes plus tard, on branche le plus de sa batterie sur le plus de la mienne, on relie les carcasse de nos moto (puisque normalement les carcasses sont reliés au pôle moins de la batterie).

Et c’est fantastique, mon tableau de bord s’éclaire. Il démarre sa moto, fait tourner le moto, je démarre la mienne et un ‘clic’ se fait entendre vers l’arrière, le genre de clic qui dit qu’il y a quelque chose qui a claqué, et puis plus rien: tableau de bord noir.

Hé merde, tiens… J’ai dû griller quelque chose, et vas-y pour trouver ce qui a grillé dans un circuit électrique de moto.

On retourne donc tous les fusible de la boîte à fusible, aucun n’est grillé.

On réessaie, en branchant le moins au moins (hein, des fois que) et sans démarrer la moto de Jo (des fois que ça ai fait une surtension). Et là hop ça démarre!!

On débranche les câbles de batterie, et là le tableau de bord s’éteint quasi complètement: les loupiotes perdent la moitié de leur luminosité, le compte tour ne bouge plus…

A priori l’alternateur n’a pas assez de patate pour à la fois alimenter le tableau et recharger la batterie… J’attends pas mal de minutes histoire que la batterie se recharge, je vais faire un petit tour, Jo la prend pour aller faire un tour aussi.

Sauf que lui, au retour, éteint le moteur.

AAAAAARGggggg!!!  La batterie même pas complètement chargée!

Il m’assure que maintenant qu’elle est un peu chargée, ça va démarrer en la poussant.

Ce qui est exacte, heureusement 🙂

Moralité:

  • veiller à ne pas laisser le néman en position ‘parking’
  • un SV qui a la batterie vide est impossible à démarrer en poussant!
  • je sens que je vais galérer à chaque fois que je vais vouloir démonter un truc, sur cette moto…

La nouvelle

Sans bécane depuis le 8 juin et après tractations avec Hichem, je lui ai racheté sa moto, une Suzuki SV 650 S de 1999, bleu ciel, 30000km.

Au chapitres des détails techniques:

  • 645cm³, bicylindre en V à 90°,
  • 70 chevaux pour 189kg tous pleins faits,
  • 210 km/h en pointe

Ouala, vous ça vous dit rien mais je vous fait la traduction: moins y a de cylindre, plus ça a de couple. Les voitures en ont 4 (la plupart). Les motos en ont 1, 2, 3, 4 ou 6.

4 c’est courant (et c’est une montée en puissance linéaire, chiante), 6 c’est rare (et c’est sur les Goldwing), 3 aussi (c’est sur les Triumph et c’est parait-il, un bon compromis entre 4 et 2), 1 moins (c’est spécial pour les trails, et souvent sur des KTM) et 2, ma foi… c’est pour ceux qui connaissent 🙂 (et Ducati s’en est fait une spécialité)

Donc, 2 cylindres d’environ 325cm³ chacun ça a un … euh … putain de couple 🙂 (ok ok moins qu’un 900 Monstro…). 70 chevaux, c’est 20 de plus que mes précédentes moto, et 190kg c’est relativement léger. En gros: on tourne la poignée et on s’accroche à son caleçon parce que ça part fort.

Et ça… j’adoooooooooooooOOOOOOOre 🙂 Je le sentais pas trop sur le GPZ et le CB mais là, bordel de m…. que c’est bon! Ça accélère fort sur toute la plage de régime! Je me fait régulièrement quelques petits plaisirs (oui, en ville, oui…) et rhalala que c’est jouissif… En plus ça freine bien, c’est maniable, c’est un vrai bonheur…

Une moto qui donne envie de faire des conneries, ça 🙂

Ah oui, aussi: les lettres de ma plaque sont RBF. Comme le veut la tradition, il faut que je trouve un prénom (de fille, tant qu’à faire) qui contienne ces lettres. Une idée?