Se donner

Entendre monter la vague, la voir arriver DROIT SUR TOI et savoir ce qu’il va t’arriver.

Tu vas te faire défoncer et ça va être BON. Tu vas savoir d’où viennent les coups et tu pourras surfer dessus, tu les connais PAR CŒUR.

Et tu te donne avec une joie d’autant plus grande que cela va être court et que tu en sortiras rincé, lavé.

Comme dans une extase.

Insomnie

J’ai en tête le rythme de certaines paroles de Fauve, que je finirai par trouver avant la fin de ce billet, je pense.

Des paroles qui dises tu es.

Parce que j’en ai un peu marre qu’on me dise qu’il faut que je choisisse ma voie, gna gna gna, y a que moi qui peux, gneu gneu gneu.

J’aimerais bien ne plus être moi, ou en tous cas le moi que je connais. Le moi peureux mollasson englué dans sa mélasse, perdu dans son brouillard dont les autres ne voient que les filaments qui s’étirent débilement. M’extraire de moi, me retourner et faire quelque chose de classe de cette pâte flasque. Un truc un peu sympa, qui brille tranquille mais pas trop, dont je sois un peu fier. Tu sais, un truc dont les meufs s’approchent et lui dise « allez viens je t’emmène, ça va être bien tu vas voir ». Un truc qui daube pas trop, pas trop chiant à traîner, un peu sympa à regarder, un peu intéressant à écouter.

Mais comme je peux pas m’extraire de moi, j’aimerais bien que quelqu’un me décrivent les contours de cette pâte.

Et j’ai pas trouvé la chanson de Fauve que j’ai en tête…

Tracklist :

« De ceux », de Fauve, parce que je suis aussi de ceux.

Je me souviens

Des engueulades, des enfers. De l’enfer qu’elle m’a fait vivre.

Des blessures

Des ailes qu’elle ma coupée. De l’enfer dans lequel elle m’a plongé. Dans lequel je l’ai laissé me plonger.

Des attaques malhonnêtes, gratuites, avilissantes, inqualifiables, destructrices, innommables.

Je me souviens que je l’ai aimé. Comment ai-je pu ? Comment ai-je pu à ce point me tromper ?

L’amour n’est-il qu’illusion, dupe, à ce point … leurre, chimère ? Douleur, au fond ?

Comment peut-on être aussi destructeur alors que l’on dit aimer ?

Comment être aussi con pour se laisser faire à ce point ?

Je me souviens… de ces phrases comme des tisons que je la laissais me planter. Des coups d’épée dans le dos, encore et encore. Des paroles comme de la lave brûlante sur la peau. Et je me laissais faire. Et je croyais bien faire…

Comment ai-je pu me laisser faire… Que vaux-je donc pour m’être laissé faire… pour m’être laissé détruire, rabaisser, enfermer, manipuler.

Comment ai-je pu confondre ceci avec de l’amour

Je me souviens car j’en porte encore les cicatrices, et qu’elles brûlent encore…

Calme et dispersion

Après plus d’une semaine… Je me sens moins colérique, moins envie de me disperser. Moins envie de partager avec 1000 inconnus, de disperser dans le néant ce que je pense, voit, entend, photographie. Tout ceci rester en moi, mature, grandi.

Je n’ai plus 1000 guerres, 1000 conversations intérieures.

Plus de trou noir

Les réflexes restent, so. Comme si … j’étais tout le temps attiré par ces gestes, par cet icône, par ce flux de conscience. Comme si c’était mon chemin habituel, comme si cela faisait partie de moi.

Mais… comme si c’était un désagréable chemin habituel. Un chemin boueux par lequel j’étais obligé de passer. Désagréable mais je m’y suis fait, jusqu’à ce qu’il devienne presque plaisant malgré l’état dans lequel j’en sors. *Splorch* *splorch*, le bruit est marrant, lutter est marrant, mais au final j’en sors sale.

Mais j’y repassais, tout le temps.

Et là, je ne peux plus y passer. Mon habitude persiste mais… plus de chemin ! Toute mon attention n’est plus absorbée par l’idée de ce chemin merdique, l’expectative d’y passer, de m’y embourber, d’en sortir sale, et de recommencer.

Maintenant… je pense à tous les chemin de traverse que je vais pouvoir prendre. Je n’ai plus l’esprit … monopolisé par cette préparation à la colère.

Je peux. Marcher. Tranquillement…

Fb off

Pas tout à fait comme ça, encore…

J’ai désactivé fb hier.

Je trouvais que je tournais détestable : agressif, intolérant, condescendant, dédaigneux, prosélyte, vindicatif. Et à chaque fois que j’y faisais un tour je finissais en colère, ou triste.

Ça me donnait l’impression de lire des journaux intimes sans y être autorisé, et à l’inverse : que ceux qui n’étaient juste pas du même avis que moi jugeaient mon intimité. Les diaristes comprennent sans doutes mieux l’effet que ça produit…

C’était un perte de temps pure. Pour quelques, quelques, infos intéressantes tant de colère générée, tant de défiances, de bêtises, de discussions qui n’aboutissent à rien. Une incroyable perte de temps…

Ces discussions envenimées n’auraient pas eu lieu autour d’une bière, ou en soirée : quand il est possible de moduler ses propos en fonction de, ma foi, l’humain en face de soi, ou d’apporter des couleurs à ce que l’on comprend. Où jamais je ne me serais permis d’utiliser les mots et le ton que j’emploie en ligne. Jamais je ne me serais permis d’être aussi agressif, directe, violent, catégorique…

Hier était le jour 1.

Les réflexes restent : appuyer sur la petite icône dès que j’ai le nez en l’air. Au lieu de cela, je regarde les news. J’y reste moins longtemps.

Je mesure petit à petit tout ce que je perds, et … cela me manque de moins en moins. Je me dis que je l’aurai d’une autre manière.

Cela m’ennuie pour ceux qui aimaient mes photos ; ils ne les trouveront plus. Créer une page avec juste mes photos ? Ne plus les y publier ?

Rien d’irrémédiable, en soit, n’est-ce pas ?

Tu fais quoi ?

Je fais quoi ?

Je sors de là où j’étais, je remets des idées en ordre. Je pose un pied devant l’autre sur du bitume. Je me déplace une petite planète appelée Terre. Je peste contre une décision qui me gonfle, contre le temps qui passe trop lentement, contre l’attente imposée. Contre moi qui donne trop de place à ce qui devrait prendre moins de place. Contre mon inflammabilité patente. Contre ma constitution de merde qui n’a pas encore, qui n’a toujours pas réussie à digérer ; qui a fait pousser des ronces et construit des ruines sur une catastrophe au lieu d’y faire un pont.

Lire la suite « Tu fais quoi ? »

Tracklist des vacances

« Un homme extraordinaire », de Les Innocents.

Parce que ses enfants aiment leur père avec une impatience, mais ça ne l’a pas laissé vieillir.

« J’ai besoin de la lune », de Manu Chao.

Parce que j’ai besoin de toi tout à côté de moi. Parce que j’ai tant besoin d’oublier. Parce que j’ai besoin de mon père pour savoir d’où je viens, tant besoin de ma mère pour montrer le chemin.

 

« Infinita tristeza », de Manu Chao.

Parce que ces histoires sont d’une infinie tristesse.

 

« Sad story » de Plain White T’s

Parce que this is a really sad story, got nothing to say anymore, I walk alone, please let me be.