Shéhérazade (syndrome de)

Consiste à raconter des histoires sans jamais les finir, juste pour que l’autre ai toujours envie de vous avoir auprès de lui.

Par extension :

  • Créer des bugs pour garder son poste ;
  • Faire du code trop compliqué et être le seul capable de le comprendre ;
  • Manipuler quelqu’un en lui faisant croire que vous êtes nécessaire à sa vie.

Synonyme : se rendre indispensable.

« Parles »

Elle s’appelait Laure. J’avais une 25aine d’années. J’étais tombé immensément amoureux d’elle, de ses grand yeux bleus, de sa douceur. Mais à cette époque je ne connaissais pas vraiment mes sentiments, je ne savais pas vraiment mettre des mots dessus.

Elle avait quelqu’un dans sa vie.

Nous n’avons fait que nous effleurer. Mon cœur s’est arraché quand un soir elle est entrée dans la rame de métro en me laissant sur le quai.

Une semaine après nous mangions dans un bouiboui du quartier. Nous étions silencieux. Elle m’a regardé avec ses grands yeux bleus et sa douceur et elle m’a dit « parle… »

Elle ne me l’ai pas « dit ». Elle me l’a intimé + conseillé + supplié + ordonné + suggéré.

Ça m’a hypnotisé, je n’ai pas pu résister, me cacher ni prendre le temps d’ordonner mes pensées.

Alors j’ai parlé, j’ai tout déversé.

People Can Fly

So I can fly ? I’d better try !

Visite médicale aujourd’hui. Quelques exams, des questions. Et surtout des questions de moi, avec un sourire esquissé… et si en fait j’étais pris ? et si en fait j’allais vraiment me retrouver à 400km au dessus de vos têtes à réaliser un très vieux rêve que je pensais inaccessible ?

Still dreaming, anything can happen.

Tracklist :

  • « People Can Fly » d’Astral Projection
  • « Still dreaming » d’Astral Projection

Se donner

Entendre monter la vague, la voir arriver DROIT SUR TOI et savoir ce qu’il va t’arriver.

Tu vas te faire défoncer et ça va être BON. Tu vas savoir d’où viennent les coups et tu pourras surfer dessus, tu les connais PAR CŒUR.

Et tu te donne avec une joie d’autant plus grande que cela va être court et que tu en sortiras rincé, lavé.

Comme dans une extase.

Voyages dans le temps – tout brûler

Parfois j’aimerais tout brûler, TOUT brûler. Faire un gros reset comme le fait la reine noire.

Passer un coup de lance-flamme afin de cramer âmes et fantômes. Fantômes surtout. Et n’emporter que le peux que je sais n’être que moi. Et sans un mot me mettre à rebâtir… Plus loin, mieux peut-être.

Mais surtout désherber, faire le ménage, éclaircir, désobstruer, désencombrer les placards. Tout brûler et regarder ce qu’il reste. Et resemer ce qui vaut le coup de l’être.

Et oublier le reste.

Insomnie

J’ai en tête le rythme de certaines paroles de Fauve, que je finirai par trouver avant la fin de ce billet, je pense.

Des paroles qui dises tu es.

Parce que j’en ai un peu marre qu’on me dise qu’il faut que je choisisse ma voie, gna gna gna, y a que moi qui peux, gneu gneu gneu.

J’aimerais bien ne plus être moi, ou en tous cas le moi que je connais. Le moi peureux mollasson englué dans sa mélasse, perdu dans son brouillard dont les autres ne voient que les filaments qui s’étirent débilement. M’extraire de moi, me retourner et faire quelque chose de classe de cette pâte flasque. Un truc un peu sympa, qui brille tranquille mais pas trop, dont je sois un peu fier. Tu sais, un truc dont les meufs s’approchent et lui dise « allez viens je t’emmène, ça va être bien tu vas voir ». Un truc qui daube pas trop, pas trop chiant à traîner, un peu sympa à regarder, un peu intéressant à écouter.

Mais comme je peux pas m’extraire de moi, j’aimerais bien que quelqu’un me décrivent les contours de cette pâte.

Et j’ai pas trouvé la chanson de Fauve que j’ai en tête…

Tracklist :

« De ceux », de Fauve, parce que je suis aussi de ceux.

Je me souviens

Des engueulades, des enfers. De l’enfer qu’elle m’a fait vivre.

Des blessures

Des ailes qu’elle ma coupée. De l’enfer dans lequel elle m’a plongé. Dans lequel je l’ai laissé me plonger.

Des attaques malhonnêtes, gratuites, avilissantes, inqualifiables, destructrices, innommables.

Je me souviens que je l’ai aimé. Comment ai-je pu ? Comment ai-je pu à ce point me tromper ?

L’amour n’est-il qu’illusion, dupe, à ce point … leurre, chimère ? Douleur, au fond ?

Comment peut-on être aussi destructeur alors que l’on dit aimer ?

Comment être aussi con pour se laisser faire à ce point ?

Je me souviens… de ces phrases comme des tisons que je la laissais me planter. Des coups d’épée dans le dos, encore et encore. Des paroles comme de la lave brûlante sur la peau. Et je me laissais faire. Et je croyais bien faire…

Comment ai-je pu me laisser faire… Que vaux-je donc pour m’être laissé faire… pour m’être laissé détruire, rabaisser, enfermer, manipuler.

Comment ai-je pu confondre ceci avec de l’amour

Je me souviens car j’en porte encore les cicatrices, et qu’elles brûlent encore…