Capoeira, arte viva

Capoeira, arte viva…

Capoeira, l’art vivant, même si le titre serait plutôt « théâtre de la vie ».

J’empile les humeurs, en cours : excitation d’enfin me bouger le cul, curiosité des nouvelles têtes, gêne de ne pas être à la hauteur, peur de certain, intérêt pour certaines, jalousie d’autres, taquinerie envers ceux avec qui je me sens proche, anxiété avec ceux avec qui j’aimerais être proche, hésitation envers ceux que je n’arrive pas à déchiffrer, trac quand je me retrouve face au prof dans la roda, hypnotisé par les rythme et la voix, extasié par l’ambiance…

Je n’en ressors jamais indemne, toujours secoué, un peu plus éclairé, un peu plus riche…

Art des corps

Il se trouve que j’ai toujours été une truffe en placement de mon corps dans l’espace (je conçois que cette phrase puisse paraître idiote), et que j’ai, de fait, admiré (kiffé, surkiffé) ceux qui pour qui ce n’est pas un problème (danseurs, surtout, et autres acrobates).

Pire : je me disais que ce genre de chose, d’expression, n’était pas pour moi : tu nais avec cette conscience, ou pas. Point ; d’autant plus final qu’en ce temps je ne comprenais pas grand chose à l’art (ou plutôt : au Pourquoi de l’Art), et encore plus rien à l’art des corps. Tout au plus étais-je capable de dire : « que c’est beau! » ((Billy Ze Kick, « Un spectacle de plus »)) en voyant un tableau ou en écoutant une belle chose. Mais conscience artistique, macache.

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Qui suis-je, et si je suis…

Où suis-je ? Dans quelle dimension, dans quelle partie de l’espace-temps suis-je ?

Dans quel coin de mon cerveau, dans quel coin de votre monde suis-je ? Dans quel espace 3D évolué-je ?

Dans quelle position suis-je ? sur quelle trajectoire suis-je ? quelles sont mes coordonnées ? quelle est ma dimension ? quelle ma consistance ? ma nature, texture, couleur ?

Quel est mon mouvement ? quelle est ma formule ? quel est mon espace et ma forme ?

Qui suis-je, et si je suis…

ou ne suis-je vraiment pas à ma place ; décalé, déplacé, délocalisé, dépareillé, désolidarisé, dédoublé…

Bordel de merde, où suis-je ?

La demeure dans le ciel

Dimanche… direction Fontainebleau en trottinette à moteur pour faire de la grimpette (par 30°C à l’ombre, oui)

Le long de l’A6, le bitume change, le paysage change, l’odeur change, la texture de l’air change.

Arrivé près de Fontainebleau, sourire : du vert partout, de la fraîcheur, à juste une heure de Paris, et je vais voir une personne que j’apprécie beaucoup.

Un air me vient en tête :

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Danse des aiguilles

Samedi cours (par plus de 30°C). Peu de participants (trop chaud pour bouger ? )

Échauffement au Maculele (pas besoin de connaître la danse, juste suivre le rythme; seule règle : frapper dans le bâton de l’autre tous les 4 temps), puis entraînement doucement, qui commence par la ginga 2 à 2, juste pour bouger

A la roda de fin le prof nous impose de ne pas faire de coups de pieds, juste bouger, tout le reste est autorisé : esquives, roues, negativo, passades, …

Pendant qu’un prof fait la roue, vu qu’il était à ma portée, je lui chatouille le nez avec mon pied, et ni une ni deux il me taquine. Okay, okay, fair play…

Mais à part ça, j’ai été surpris par la compréhension de l’un et l’autre, au niveau du rythme, que nous avions, une fille et moi.

I like the way she moves

Tracklist : « I like the way you move« , de The Studio Sound Ensemble