Lettre à moi-même

Je te demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint
Mais tu es l’un, et l’autre. Et tellement de choses encore
Tu es infiniment nombreux
Celui qui méprise, celui qui blesse, celui qui aime, celui qui cherche. Et tous les autres ensembles
Trompe-toi, sois imprudent, tout n’est pas fragile
N’attends rien que de toi, parce que tu es sacré. Parce que tu es en vie
Parce que le plus important n’est pas ce que tu es, mais ce que tu as choisi d’être

Oh oh oh qu’est-ce que tu fais ? Arrête !

Qu’est-ce qu’il te prend de faire des trucs pareil ?
Pourquoi tu te fais du mal comme ça ? Qu’est ce qui ne va pas ? Parle-moi, tu sais que tu peux tout me dire
Mais nan mais c’est des conneries tout ça tu le sais
Regarde-moi dans les yeux. Regarde-moi. On s’en branle, c’est pas important
Moi je te trouve magnifique. Depuis la première fois que je t’ai vu
D’ailleurs, je ne m’en suis toujours pas remis
Et puis comment je ferais sans toi moi ?
Et puis comment l’univers il ferait sans toi ?
Ça ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible
Alors faut pas pleurer ! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller

Parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles

Tracklist : « Blizzard » de Fauve

Deux petites voix

little_voice_by_moonywolf
Deux petites voix dans ma tête me sifflent des choses contradictoires.

L’une me dit de voir du monde, de bouger, parce que ce n’est pas si grave que ça, parce que c’est la vie et que la vie est ainsi.

L’autre me dit de rester chez moi, seul, à me déposer, à laisser passer sur moi.

Les deux crient aussi fort l’une que l’autre.

Laquelle dois-je écouter ?

Trop d’énergie

Energy_by_RavenxCorpseJe me réveille avec la grande patate et l’envie de changer le monde.

Une énergie dingue et rien pour la décharger. Juste envie de hurler.

Ou de danser.

Et petit à petit les muscles se tendent, de stress, jusqu’au soir.

Jusqu’à quand ?

2015

Pour 2015 je me souhaite de :

Beaucoup moins conjuguer « devoir » au conditionnel présent et passé, m’autoriser à être imparfait.

Faire des choix avisés, beaucoup plus me respecter.

Continuer à grandir sur le chemin que j’ai choisi, sans trop en sortir.

Prendre plus de décisions sous l’emprise du courage et moins sous celles de la peur.

Regarder au loin plutôt que le bout de mon groin.

Continuer à donner plus et à attendre moins.

Et tout ceci, je vous le souhaite aussi.

Le champs de ruine

Environment__POST_APOCALYPSE_by_I_NetGraFXJ’étais bien à l’abri, chez moi. C’était raisonnablement dérangé, je pensais que j’en avais pour un temps pas trop conséquent à tout mettre en ordre ; disons plus ou moins une vie.

Et puis le brouillard s’est levé autour de moi, un peu brutalement. Je m’étais a peine aperçu qu’il y en avait ; disons que je le voyais mais je ne savais pas qu’il était aussi épais.

Bref, il s’est un peu levé, et j’ai contemplé : un champs de ruine.

Des fantômes, des flammes, des trous d’obus, des strates de poussière, beaucoup de silence, plus aucune route, tout bâtiment détruit.

Comment ai-je pu être aussi aveugle à ce qui se tramait sur mon territoire ?

Combien de temps va-t’il me falloir pour faire quelque chose de cohérent de tout ce bordel ?