Sable, Tornade, Éclair, Rocher, Neige

Pourquoi certains se posent plus de questions que d’autres ? Pourquoi certains ont besoin de plus de temps que d’autres ? Pourquoi certains, plus que d’autres, passent plus de temps dans leur tête ? Pourquoi certains ressentent plus que d’autres ? Pourquoi dans la tête de certains c’est constamment la tornade et les doutes ? Pourquoi dans ces têtes-là est-ce plus souvent noir, gris, sombre, vague, brumeux, incertains que lumineux et clair ?

Pourquoi est-ce que certains ont vraiment besoin d’être seul, souvent, beaucoup, et beaucoup plus que d’autres ? Pourquoi certains restent à jamais dans ces z-eau-nes troubles ?

Quelle est l’utilité ?

Quelle est l’utilité de vivre ? Dans cette merde ? Quelle est donc l’utilité de vivre si vivre c’est se poser tant de questions, perdre tant de temps à n’être pas là ?

Quelle est l’utilité de vivre si ce n’est pas pour les autres ? Si ce n’est pas avec les autres ? Si ce n’est pas pour être avec les autres ? Quelle est donc l’utilité de vivre si c’est pour vouloir être si fréquemment seul ? Quelle est donc l’utilité de vivre si c’est pour colorer le monde en gris ?

Quel est le rôle, l’intérêt, sur Terre, de ces gens ? Quel est leur rôle dans la société ? A qui sont-ils utiles ? A quoi sont-ils utiles ? Sont-ils utiles ? Faut-il être utile ? L’utilité a-t’elle un utilité ?

Ils ne sont jamais choisis, sont-ils utiles ?

Quel est le sens de leur existence cachée ? Quel est le sens de leurs errances ? Quel est le sens de leurs doutes, de leurs zones d’ombres ?

Quel est le sens de leur sombre existence ?

Saisir plus que d’autres que le monde est une merde ? Voir justement plus clairement que d’autres la noirceur de ce monde ? Être ceux que regardent les autres danser aveuglement sur des cadavres ? Et hurler et n’être pas entendu ? Être le borgne au pays des aveugles ? Et voir et ne pas être cru ?

Dans quel but ? Pour en faire quoi ? Pour sauver qu(o)i ? Pour être encore, indéfiniment, seul, et n’être pas choisi ?

Et pourquoi pas ?

Résolutions pour 2026, par ordre d’apparence :

  • Arrêter de me dévaloriser.
  • Faire du bouddhisme.
  • Arrêter de me suicider.
  • Arrêter d’être invisible.
  • Vraiment arrêter le sucre.
  • Accepter plus souvent ce qu’on me propose.
  • Bouger.
  • Trier.
  • Prendre des pauses plus souvent.

Mantra : « Et pourquoi pas ? »

Phase

Une fureur noire d’être seul.

Mes doigts s’agrippent à tout ce qu’ils peuvent, même ce qui est glissant, même ce qui brûle, même si cela est inutile.

Le monde physique est calme mais c’est le chaos en moi : tout tourbillonne en une furieuse envie de destruction.

Le

Temps

Passe

Je voudrais qu’il cesse afin de prendre le temps de tout détruire.

Mais au lieu de cela il passe.

Et je hurle.

Car il passe et rien ne change, et je ne peux rien changer car tout ne dépend pas de moi. Hein ?

Alors il passe, je le regarde passer et ne rien changer. Rien.

Je m’agrippe désespérément au vide. Mes doigts cherchent et ne trouvent rien. Des morceaux de moi volent et cherchent à atteindre mais ne trouvent rien, bien sûr, ne trouvent rien !

Ils volent, collent, salissent, dérangent, me disloquent.

Sombre

Viens on dit qu’on sombre ensemble.

On s’enfonce tous les deux jusqu’au plus profond de nous. On se présente nos démons, on les fait se rencontrer, et peut-être qu’ils vont bien s’entendre et nous foutre la paix.

On s’assoit au bord de je sais pas quoi, avec le reste de l’éternité devant nous, et on parle jusqu’à avoir TOUT exploré de nos abysses.

Rêves de cuivre

Viens on fait rien ensemble, on fait tout ensemble. On se love l’un contre l’autre, on se frotte et je passe le reste de ma vie le nez sur ta peau cuivrée au creux de ton cou à m’endormir en paix mes démons calmés par toi.

Tu me prends contre toi, tu m’enlace. Les odeurs de myrrhe montent de nos corps. Un monde naît de nous. Ta sensualité, tes gestes, ton odeur se mêlent à mes rêves. Deviennent ma réalité.

Exister dans tes courbes, être contre ton corps devient ma destinée.

Partir

Viens on part ensemble. Loin, seuls. Juste nous deux. Et on baisera jusqu’à ce qu’on en puisse plus, sans arrêt ; tu m’apprendra comment il faut faire pour te satisfaire. On sera toujours l’un contre l’autre. On sera toujours en voyage, on s’explorera sans arrêt.

Mes mains toujours sur ta peau cuivrée, mes yeux toujours sur tes courbes, mes pensées toujours vers toi.

Viens en fait je viens te chercher et on y va. On va construire notre monde ensemble.

Demain

Demain tout recommence. Je ne veux pas que tout recommence. Je veux que tout s’arrête.

Je ne veux pas de demain. Je ne veux pas dormir et me réveiller demain.

Je ne veux pas être lié au passé, je ne veux pas qu’il me rattrape et me fasse chier. Je ne veux pas de l’incertitude du futur, ni de la certitude du futur.

Je veux flotter, dans un cocon, loin des pistes du temps.

Je ne veux pas aller me coucher, je ne veux pas dormir, je ne veux pas me réveiller demain.

Ce merveilleux jour

Ça claque, non ?

J’aime bien cette date : en tout début de mois, vers la fin du printemps, quand il commence à sérieusement faire bon.

Un jour avec un petit chiffre qui précède celui du mois, presque vers le milieu de l’année, en tous cas vers le haut du calendrier. Une date qui dit « azi, je trône en haut du dernier mois qui est en haut du calendrier ! En dessous de moi, la descente ! » Une date se prononce d’un trait, sans s’étendre.

Une date en jaune couleur soleil.

Ma date à moi.