Pour quoi suis-je payé?

Nan mais c’est vrai, après tout: pour quoi suis payé? pour quelle tâche?

Je fais un boulot intellectuel (pas manuel, quoi), donc j’utilise ma tête, pas mes bras. Alors, pour quelle partie de ma tête me paie-t-on? Ce que j’ai appris au boulot ou … ce que j’ai appris en dehors?

Nan mais parce que faut dire: je pense pas que, dans mon taf, on puisse en être là où j’en suis si on n’en fait pas en dehors. Je veux dire par là que ce que je fais en dehors, ce pour quoi je me couche parfois 4h, je m’en sert au taf au bout d’un moment.

Mais me paie-t-on pour ce que j’ai appris en dehors? pour ce que j’ai appris en dehors de mes heures de boulot?

Télé

21h30 passé, ce soir. Je regarde l’immeuble en face de chez moi, certains appartements sont allumés. Je regarde ce qu’il s’y passe, et dans la plupart, la télé.

Râââ… allez-y, aliénez-vous, ne sortez pas, faites-vous bourrer le mou par cette saloperie. Devenez con, sclérosez-vous le cerveau, ne parlez plus entre vous, ne découvrez personne, n’entretenez pas vos liens, devenez des moutons.

Et je suis allé au ciné.

Si je reste là

je vais mourir.

Si à un moment je ne quitte pas ce clapier et cette cours aux poules que sont mon appartement et Paris, ça va pas le faire.

Je me surprends, plusieurs fois par jour, à rêver d’avoir une maison à moi, sans voisins, sans ascenseurs, sans routes à proximité. Des murs rien qu’à moi où je pourrai taper dedans, retapisser, agrafer, coller, casser des choses.

Une maison où je pourrai regarder par la fenêtre les arbres de la forêt, où je pourrai dormir dans un grand lit et me faire réveiller par le tchip-tchip des oiseaux et non pas par le bruit d’un putain d’ascenseur ou de voitures.

Une grande maison où les quatre murs seront mes quatre murs, sans voisin à gauche, à droite, au dessus ou en dessous. Sans rien qui ne touche mes murs à part l’air du temps, où je pourrai faire ce que je veux CHEZ MOI, et si quelque chose cloche le remplacer ou le réparer sans penser à celui qui louera après moi.

Je ne veux plus de cette cours aux poules où l’on paie à prix d’or un espace exiguë.

Mais j’ai encore des choses à y faire. Mes amis (ma vie) y est. Tout n’est pas loin, je peux sortir et rentrer bourré en métro ou en vélo.

Et puis j’ai besoin d’un aéroport (international) pas loin 🙂

Mon piercing

Moi je l’aime bien. Moi je me sens bien avec.

Je me suis pris deux fois la réflexion « c’est à 15 ans, qu’on fait ça! »

Moui.

Ou pas.

Je crois qu’à ce moment j’ai répondu « je t’emmerde », mais je n’en suis pas sûr. Ce dont je suis sûr c’est que je me plais avec (ce qui est le principal, n’est-ce pas?).

Je crois aussi avoir bien fait de ne pas en avoir parlé avant de le faire, j’aurais été capable de me laisser convaincre que ce n’est pas l’âge de faire ce genre de choses.

Mais je crois que tout le monde va s’y faire. D’ailleurs la plupart des gens ne le remarque pas, ou ne me le font pas remarquer, ou même peut-être pensent que ça me va.

De toute façon tout ceci ne concerne que ceux qui m’ont connu avant, pas les gens que je découvre depuis. Et de toute façon l’univers à intérêt à s’y faire, parce que je ne l’enlèverai pas.

Caractère

Ca me manque, de ne pas m’engueuler avec les gens.

Parfois j’ai des discussions imaginaires avec des gens, qui sont bien souvent le prolongement de situations ou discussions réelles, et il n’est pas rare que, dans ces discussions fictives, je m’engueule copieusement avec la ou les personnes. Et ça me fait un bien fou.

Mais j’ai peur de ne pas avoir les arguments pour ‘gagner’ ces engueulades, pour peu qu’elles soient réelles un jour.

Gab, vers la Bretagne.

My body is now complete

Pour paraphraser Johny Depp dans Sweeny Todd, que je vais aller voir ce soir.

Well, almost complete 🙂

J’ai passé un putain de bon week-end comme j’en passe rarement d’aussi bon: soirée avec J. vendredi soir. Soirée magique avec J. vendredi soir… Fini à 5h du mat’ à travers les rues de Paris. Étrange « au revoir » sur le quai du Noctilien, gare de l’Est, à 4h30 du mat’…

Samedi midi à Châtelet (hé hé!)

Samedi après-midi à Bastille. 4h à attendre A. et Sacha mais on pourrait presque dire que ça valait le coup 🙂 Sirotage de verres, tête-à-tête avec A. pour le repas, fin de soirée à la Flèche d’or (soirée électro). Pas assez étrange « Au revoir » dans le Noctilien, à 4h30…

Pour comprendre

à quelle point cette histoire me touche profondément, il faut connaître mes envies, mes fantasmes, mes histoires (mon passé?) mon cœur, ma personnalité, mes réflexions, et encore… moi qui connaît tout ça j’ai du mal à percevoir tout ce qu’elle a bouleversé en moi, tout ce à quoi elle touche.

Elle a néanmoins déjà bouleversée ma vie, et ce que vous voyez (aimez?) de moi en est le résultat quasi directe.

Anyway…

Into the wild

« Into the wild » … Indescriptible… « Extraordinaire », m’a dit Marie. « Génial », dirais-je bien…

C’est idiot mais il n’y pas de mots à mettre en phrases…

C’est le genre de trucs inracontable parce qu’il faudrait le peindre, parce qu’il faudrait décrire des émotions, des liens, des sentiments. Un peu comme décrire l’effet que vous fait l’amour 🙂

J’ai bien peur que ce film touche chacun de nous différemment…

Ce film est … beau, bien, fantastique, émouvant, chargé, classe, grandiose, complet, suggéré… et je tourne autour du pot!

Grrr… « Toute la Nouvelle Angleterre pour la plume d’une romancière »((« Lolita », Nabokov)) !

Anyway…

Une pincée de retenue, un peu de moi, une pincée de patience et tout se débloque.  Yeah!

Surtout une pincée de retenue 🙂 ok, et un peu de moi.

Merci Sacha, par ailleurs, qui m’aide à garder courage et but en tête 😉

Aujourd'hui

Température: 10°C. Temps clair. ForecastFox me dit qu’il en sera ainsi pour toute la journée, et celle de demain.

Beau temps pour rouler, même parmi les bouchons. Il y a des chances que cela soit mon seul plaisir de cette journée de reprise…

Je me suis réveillée avec la tête pleine d’épines dans le pied. Je hais me réveiller avec la tête pleine d’épines dans le pied.

Mais aussi avec de bons souvenirs d’hier soir.

Merci à toi d’être toujours là au fin fond de mes nuits…

Je ne peux pas

Hé non, je ne peux pas poser tant de questions à tant de gens. Parce que « l’observateur perturbe la mesure », parce qu’ils seraient saoulés, parce que vue mes questions ça tuerait la magie de la relation et fausserait du coup les réponses aux questions.

Disons que je ne peux pas poser toutes les questions que je voudrais (foutues règles sociales, tiens)

De mon poste de commande je contrôle ma vie… mes vies. Parfois j’en sors, je retourne dans l’autre monde, celui que tout le monde connaît. Mais j’ai mes vies en tête, et personne à qui en parler: trop décalées.

Alors je me balade, muet.