Si je reste là

je vais mourir.

Si à un moment je ne quitte pas ce clapier et cette cours aux poules que sont mon appartement et Paris, ça va pas le faire.

Je me surprends, plusieurs fois par jour, à rêver d’avoir une maison à moi, sans voisins, sans ascenseurs, sans routes à proximité. Des murs rien qu’à moi où je pourrai taper dedans, retapisser, agrafer, coller, casser des choses.

Une maison où je pourrai regarder par la fenêtre les arbres de la forêt, où je pourrai dormir dans un grand lit et me faire réveiller par le tchip-tchip des oiseaux et non pas par le bruit d’un putain d’ascenseur ou de voitures.

Une grande maison où les quatre murs seront mes quatre murs, sans voisin à gauche, à droite, au dessus ou en dessous. Sans rien qui ne touche mes murs à part l’air du temps, où je pourrai faire ce que je veux CHEZ MOI, et si quelque chose cloche le remplacer ou le réparer sans penser à celui qui louera après moi.

Je ne veux plus de cette cours aux poules où l’on paie à prix d’or un espace exiguë.

Mais j’ai encore des choses à y faire. Mes amis (ma vie) y est. Tout n’est pas loin, je peux sortir et rentrer bourré en métro ou en vélo.

Et puis j’ai besoin d’un aéroport (international) pas loin 🙂

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