Quand on vit un week-ends comme j’ai vécu le dernier, surtout samedi, hé bien le lundi on n’a pas envie de bosser.
A moins que ça soit quand on s’est couché à 4h du mat’.
Le blog sensitif – hautement inflammable
Moi, ma gueule, mes pensées
Quand on vit un week-ends comme j’ai vécu le dernier, surtout samedi, hé bien le lundi on n’a pas envie de bosser.
A moins que ça soit quand on s’est couché à 4h du mat’.
Cuite hier soir.
Enfin… beaucoup bu, pas autant que d’habitude, moins que certaines fois. Couché 5h du mat’ là où j’étais, avec un mal de crâne naissant.
Réveillé le lendemain et faisant mentalement le tour de là où j’étais (en espérant que je sois pas rentré chez moi bourré), de ce que j’avais fait (en espérant ne pas avoir appelé ou sms-er quelqu’un en pleine nuit) et de ce que j’ai (en espérant ne pas avoir oublié quelque chose à deux roues dans un endroit étrange). Mais tout était en ordre.
Puis retour chez moi en transport. Même pas la gueule dans le cul, mais le casque sur les oreilles, et pas lavé (le bonhomme, pas le casque)
Grand beau temps, bonne chaleur, à marcher dans une calme ville de banlieue pour rejoindre la gare… Et là, blues post-cuite: envie de rien du tout, une ombre de colère tapie dans le fond.
Colère contre quoi, j’en sais rien. Sans doutes contre moi, mais je ne sais pas pourquoi.
Pourtant aucun élément de la soirée de la veille n’a pu me mettre dans cet état.
Dans les transports, peu de monde, peu de bruit, casque sur les oreilles à écouter Xavier Rudd et lire Lovecraft. Le train qui allait lentement vers la capitale… et toujours ce putain de blues…
Qui s’est transformée en envie de tuer tout le monde, envie qui ne risque pas de me quitter avant la fin de la journée…
Deux heures du mat’ passé, je me lève à 7h, mais bon…
Je vois toutes les relations comme des liens sur lesquels on peut tirer jusqu’à un certain point, ou comme une arène dans laquelle on peut se battre.
Je réfléchissais à ça en réfléchissant au fait que les guerres fratricides sont les plus violentes. Mais on ne peut pas détruire un lien de sang. On peut détruire tout autre lien, mais pas un lien de sang.
Si je m’engueule avec mon frère, il restera mon frère, quoi que je fasse. Si frère=ennemi, alors j’aurais un ennemi à vie, quoi que je fasse. J’aurais beau détruire son empire, son royaume, tant qu’il sera vivant il sera mon frère et donc mon ennemi. Comme si le fait que ce lien soit indestructible faisait que je peux tirer sur la corde autant que je veux, que je peux me permettre toutes les atrocités.
Si je m’engueule avec mon conjoint, ou mon ami, je peux briser ce lien, et la relation n’est plus la même. Mon conjoint, ou mon ami, qui était mon ennemi, ne l’est plus. La guerre s’arrête avec la relation (puisqu’elle s’est fondée dessus? qu’elle en est l’émanation?). Je peux m’énerver, me battre dans l’arène, mais jusqu’à un certain point, jusqu’à ce que ça casse. L’arène, qui « définissait » la relation, et donc le combat, n’existe plus.
J’aime parfois explorer les limites des relations que j’ai avec les gens, peut-être parce que j’ai une (trop?) bonne conscience de ces relations.
J’aime bien aussi les sculpter, les modeler ou les laisser vivre, les confronter, les observer, les retourner dans tous les sens pour savoir comment elles fonctionnent. Elles m’épatent bien souvent, et de toutes façon elles finissent toujours par m’échapper 🙂
Midi 46. Plus de la moitié de la journée est passée. Mais c’est bien connu: je suis un oiseau de nuit, et donc la majeur partie de ma journée arrive.
Yeah!
J’ai commencé ces 24h au bar pas loin de chez moi: Le signal. En compagnie de Florent, Cécile et Léna. Au menu: Black Russian (x2), steack Tartare, pinte de bière et coupe de champagne (merci Scarlett 🙂 qui en plus a oublié de compter le Tartare et un Perrier )
Retour chez moi, je me couche, bourré, et j’entends des pas sur mon toit.
Léa… Ma voisine du 2ème.
Je me rhabille, chope une bouteille de Vodka et monte sur le toit. Elle est avec 2 potes à elle.
Verre de pastis, verre de Get 27, verre de Vodka.
Me couche bourré à 3h du mat’. Me réveille bourré à 7h, tomahawk dans le crâne. Impossible d’avaler autre chose qu’un bol de thé, je vais chercher un collègue à 3/4 d’heure de moto de là, à travers le bordel que peut être le périf’ et la défense un matin.
Buts:
Retour par la N118, assez déserte. Yeah 🙂
Il n’est que 10h29.
Buts pour le reste de la journée:
Aussi vite que ça va arriver, ça va repartir. Le temps ne vas pas s’arrêter demain, pas plus qu’il ne va rallonger. Les minutes auront la même durée, il ne passera rien de spécial de visible dans le monde, la Terre ne va pas s’arrêter de tourner, le décors ne va pas changer de couleur, les gens n’auront pas les yeux rivés sur autre chose, leur attention sera à ce qu’ils font.
Pourtant, bordel de merde, et pourtant… la planéte entiére sera ignorante de cet événement, ne l’aura pas autant en tête que moi.
Et pourtant ça ne laissera aucune trace nul part, rien de visible, rien de rien de rien du tout. Pas de marque. Et ça passera aussi vite que c’est venu…
Billet Paris-Montreal-Paris: réservé 🙂 (9 août – 30 août)
Poser ma semaine de vacances début Août pour aller au Canada: fait
Faire faire un permis de conduire international: fait
Refaire faire ma carte d’identité: fait
Engueuler mon proprio pour la poulie qui fait du bruit: fait (remplacement de ladite poulie dans … 16 semaines… barf…)
Billets d’avion pour le Canada: pas encore fait.
Déterminer les choses à faire au Canada: pas encore fait
Tiens, et vous, qu’avez-vous à faire?
(suis bourré)
Envie de sexe, pas envie de sexe.
Envie de pleurer, pas envie de pleurer.
Envie de morts, envie de vivre.
Envie d’elle, envie d’elle.
Envie de briser des digues, des barrières, des vies, des conventions, des idées, des relations, des convictions.
Anyway…
Envie de vivre et ce soir … passé la soirée avec des gens, et la personne que je connaissais le mieux, je l’ai rencontrée 24h avant, et passé avec elle juste 1h.
Hé oui, c’est ça la vie, c’est ça qu’est chouette: rencontrer des gens, se faire pétiller le cerveau, entendre des trucs jamais entendu, aller dans des endroits où je ne serais jamais allé, suivre et faire confiance parce qu’au fond les gens sont dignes de confiance…
La vie c’est pas ralentir, se poser, végéter, se cloîtrer, se laisser lobotomiser, scléroser. La vie c’est pas ça…
Envie de tout et de rien, envie de calme et d’agitation, de bruits, de fureur, de calme. Envie de vide et de pétillement. Envie de changement, d’éloignement, de mutation et de changements…
Y a des week-end comme ça un peu étrange où on se dit qu’on a une vie bien remplie, bien bizarre, bien compliquée, qu’on a une sexualité, aussi à l’aise qu’on y soit, bien conventionnelle, qu’en fait on connaît rien au monde, qu’on a encore plein de choses à apprendre de tant de gens qu’il est réellement extrêmement dommage, fâcheux et pourri de rester chez soi à mater l’Aquarium, à se fermer l’esprit à tout ce qui nous entoure, à se mettre des œillères, à pousser des cris d’orfraie quand il y a une tête qui dépasse du rang, à rester chez soi sans sortir en se barricadant la curiosité.
Encore trop de choses à faire, moi 🙂