O grande Rio, meu amor

11h d’avion, 4h de retard, mais à l’arrivée : 25 degrés.

Et pas le temps de souffler : Jérôme (notre prof et passe-partout) nous annonce le programme : ce soir nous jouons avec le Baqueta Club (une extraction de Jacarepagua, la bateria qui nous accueille et avec laquelle nous défilerons) pour faire la première partie de Porto da Pedra dans le sambodrome. En d’autres termes : nous, apprenti rockeurs, allons jouer dans le groupe régional qui fera la première partie d’Indochine au stade de France.
Gloups.
Et ensuite nous assistons à la répète de Portela (~ assister à une répète des Stone) puis le bal de Mocidade (~ Muse)
Et bah ça pique un peu : mal au bras au bout de 15 min, normal : ça joue à 140 bpm alors que nous jouons la plupart de temps autour de 100 ou 120.
Mais au final le kif d’avoir enfin joué DANS le sambodrome.
Écouter Portela en live met une bonne claque : ça swing, ça groove, c’est carré ; ça n’a pas grand sens si vous ne connaissez pas mais imaginez-vous voir officier un gourou de la discipline dans laquelle vous êtes encore un amateur.
Nous chopons un livret de paroles pour chanter a tue tête. Dingue comme elles collent dans la tête (certes au bout de 10000 écoutes), celle là et toutes les autres.
Finalement nous ne sommes pas allé à bal de Mocidade pour cause de … pluie. Parce qu’ici quand ça drache ça déconne pas : c’est des seaux et les rues sont inondées, pas moyen de circuler.
Mais le lendemain Mocidade verra tout de même notre bouille : nous allons à leur barbecue ! Ambiance baile funk, baby foot, Ping Pong et billard.
Et le soir … répète de rue avec Jacarepagua (ceux avec qui nous allons défiler) (~ Tryo)
Bah ça pique encore plus : ça joue à 150. Mais la répète de la veille a bien servie.
Parenthèse : je joue de la caisse claire. Ordinairement pas mais dans les bateria c’est l’instrument où un individu seul a le moins de responsabilité. Autrement dit : c’est la section où il y a souvent de la place pour les « invités », les places dans les autres sections étant chères et prises par des très bons.
Il existe plusieurs « phrases » de caisse, plusieurs manières de frapper les 16 coups d’une mesure à 4 temps ; différents endroits où mettre l’accent ( ~ taper plus fort). Toutes sonnent différemment et ont un swing propre. Et pour chacune il y a plusieurs manière de les jouer, suivant si vous faites les accents à la main forte ou à la main faible, la manière de remplir le temps entre les accents, votre morphologie et la vitesse à laquelle vous jouez. À Jacarepagua ils jouent la phrase de Estacio (du nom de l’école qui l’a inventée). Il en a d’autres, outre le frisé de base : Mocidade, Mangueira, Uniao da Ilha.
Bref, en une heure de répète voici ce qu’il s’est passé : bras niqué au bout de 15 min : parait que je suis trop tendu. Je me détends et je test plusieurs manières de tenir les baguettes, de faire les accents et de remplir. Finalement j’en trouve une qui sonne bien et qui n’est pas fatigante à la vitesse à laquelle nous jouons. Couplé au fait que je me détende et qu’au final je suis bien plus attentif à ce que je fais, plus conscient : comme si le temps ralentissait et que je percevais mieux mes mouvements, ou comme si mon cerveau tournant plus vite et percevait plus de choses.
Bref, tout bien mieux, et en plus ceux de la bateria nous enseignent les breaks.
Du loukoum!

L’Internet à l’appart c’est la merde : une clés 3G pour tous (nous sommes pour l’instant 13, nous serons 16) L’appart en lui même c’est … roots : des matelas, mal fini, mais ça ira.
Question langue, heureusement que j’ai pris des cours, ça m’aide pour comprendre, pas encore pour parler.
Question météo : dites vous que nous dormons pour la plupart sans même un drap et que la pluie est très pressante mais dérangeante en ce qu’elle est humide, pas pour le froid qu’elle apporte…

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