Partageons

Oui, partageons…

Peux-tu partager avec moi ce document ?

Partage tes réflexions avec nous.

Au début le partage était une belle idée : j’ai quelque chose, je t’en donne un peu. La prochaine fois peut être partageras-tu avec moi. Ou pas, ce n’est pas important ; ça me fait plaisir sur ce moment.

Mais pourquoi me demande-tu de partager, maintenant ? Qui es-tu pour te prendre pour ma mère qui me disait « partage tes jouets! » ?

À l’époque je ne voulais pas : je partage mes jouets si je veux, avec qui je veux. Ce sont mes jouets, après tout, maman, merde !

Pas que je ne sois pas un gamin sympa, non non, mais s’il-te-plaît ne me force pas ; c’est comme si tu me volais.

Un vol ? Oui, parce que partager c’est bien, je le sais, et je ne vais pas refuser, tu le sais. Alors un vol, oui, parce que ton action va provoquer la perte de propriété sur ce que j’ai, et ce sans me consulter ; tu m’as demandé de partager pas de prêter.

Et l’autre en face ne partagera rien, tu m’as demandé de partager pas d’échanger : il le sait, il a entendu, il voit que je « partage » de mauvais gré.

Alors en me demandant de partager tu me vol, et ça ne me plait pas.

Gamin je chouinais. Adulte tous me demandent ça : partage tes informations, partage tes idées, partage ton travail.

Partager ne devrait pas se conjuguer à l’impératif.

A l’impératif « partage » est synonyme de « je te vol »

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