Tu te retrouve confronté à tes désirs inassouvis et qui ne le seront jamais parce que c’est un peu dans leur nature, et du coup tu tourne en rond dans ta tête ; tu ressens ressens ressens mais il ne se passe rien ; tu tisse des liens invisible dont il n’y a qu’une extrémité : toi.
Catégorie : My so-called life
Moi, ma gueule, mes pensées
The knife
Ou les amours imaginaires. Jeu de mot très fort à propos que l’auteur ne va pas forcément expliquer (ou pas).
Soirée de Noël
Au taf. Où l’auteur, ma foi, se sent comme un poisson dans un arbre, ce qui n’est pas la première fois.
S’il te plaît, saigne
Si les mots sont le sang de l’âme, alors je ne saigne pas assez…
Je vois mes blessures mais ne sais comment les guérir.
Je vois comment les guérir mais ne sais le faire.
Je vois comment le faire mais n’ose en emprunter le chemin.
Je vois comment en emprunter le chemin mais n’ose faire le premier pas.
Je vois comment faire le premier pas mais ne sais pas si c’est le bon.
Je vois que c’est le bon mais ai des barrières.
Je vois ces barrières mais n’ose les sauter.
Je sais comment les sauter… mais saigne trop pour risquer de le faire.
Please, bleed ; répands, éclabousse, tâche, contamine (ensemence ? ), circule, anime, nourris, colore …
Tracklist : « Please bleed », de Ben Harper. Pour le titre.
A se changer en roi
Envie de violence dans ce monde de coton policé.
Envie d’énergie dans ce monde distant.
Envie de secouer les choses, de casser des parois, de faire trembler le sol, vibrer l’air, atomiser les mots, griller les esprits…
D’hurler à la lune…
Tracklist : « Comme elle vient », de Noir Désir, pour le côté énervé et le rythme des paroles.
La perception est la réalité
(dit-on par chez moi)
Pour nous, les liens entre les gens sont aussi réels que des objets.
Aussi fragiles, aussi dangereux, aussi (non) manipulables, aussi visibles.
Il pleut sur la ville
Seul, air frais, lumière brillantes, ambiance calme … Il pleut doucement, inutilement.
Art des corps
Il se trouve que j’ai toujours été une truffe en placement de mon corps dans l’espace (je conçois que cette phrase puisse paraître idiote), et que j’ai, de fait, admiré (kiffé, surkiffé) ceux qui pour qui ce n’est pas un problème (danseurs, surtout, et autres acrobates).
Pire : je me disais que ce genre de chose, d’expression, n’était pas pour moi : tu nais avec cette conscience, ou pas. Point ; d’autant plus final qu’en ce temps je ne comprenais pas grand chose à l’art (ou plutôt : au Pourquoi de l’Art), et encore plus rien à l’art des corps. Tout au plus étais-je capable de dire : « que c’est beau! » ((Billy Ze Kick, « Un spectacle de plus »)) en voyant un tableau ou en écoutant une belle chose. Mais conscience artistique, macache.
Qui suis-je, et si je suis…
Où suis-je ? Dans quelle dimension, dans quelle partie de l’espace-temps suis-je ?
Dans quel coin de mon cerveau, dans quel coin de votre monde suis-je ? Dans quel espace 3D évolué-je ?
Dans quelle position suis-je ? sur quelle trajectoire suis-je ? quelles sont mes coordonnées ? quelle est ma dimension ? quelle ma consistance ? ma nature, texture, couleur ?
Quel est mon mouvement ? quelle est ma formule ? quel est mon espace et ma forme ?
Qui suis-je, et si je suis…
ou ne suis-je vraiment pas à ma place ; décalé, déplacé, délocalisé, dépareillé, désolidarisé, dédoublé…
Bordel de merde, où suis-je ?
Trance
La trance… Les beats remplacent les battements de votre cœur, la mélodie remplace vos pensées, les nappes remplacent vos sens…
Écoutez sans votre cerveau, et ressentez, laissez-vous bercer.
