Tu fais quoi ?

Je fais quoi ?

Je sors de là où j’étais, je remets des idées en ordre. Je pose un pied devant l’autre sur du bitume. Je me déplace une petite planète appelée Terre. Je peste contre une décision qui me gonfle, contre le temps qui passe trop lentement, contre l’attente imposée. Contre moi qui donne trop de place à ce qui devrait prendre moins de place. Contre mon inflammabilité patente. Contre ma constitution de merde qui n’a pas encore, qui n’a toujours pas réussie à digérer ; qui a fait pousser des ronces et construit des ruines sur une catastrophe au lieu d’y faire un pont.

J’écoute de la musique celtique en tapant du texte. Plein de cellules en moi font autre chose : filtrer, trier, se battre, mourir, se multiplier, agencer, coller, réagir, collationner… Mon cœur bat trop vite, trop fort. Mon souffle est trop court, trop rapide. Je vieillis, comme à chaque milliseconde qui passe. Je mûris, peut-être même. J’évolue.

J’essaie de me rendre heureux tout en évitant mes putains de démons. J’essaie de passer un putain de diplôme pour je ne sais pas vraiment quelle obscure raison. J’essaie de me faire un chemin entre les Pierres. J’essaie de ne pas m’accrocher alors que j’ai terriblement besoin de m’accrocher. J’essaie de ne pas tout brûler alors que je brûle de tout faire cramer de rage.

Je me demande pourquoi je suis aussi pire, si ce n’est pire, qu’avant. Je me demande pourquoi je fais des ronds plutôt que des spirales.

J’essaie de vivre ma vie sans basculer. D’un côté ou de l’autre.

Voilà ce que j’essayais de faire, à cet exact instant.

Tracklist : « tu dis rien », de Louise Attaque. Parce que je fais quoi ? Je dis rien…

 

 

Je suis un photon

J’éclaire les nuits, apporte le jour ; de nature gémelle j’oscille entre deux facettes suivant ce que l’on observe de moi ; je relie, interagis, donne de l’énergie tant qu’elle peut être absorbée ; peu sensible aux contraintes, je me laisse facilement guider, parfois vers des trous noirs.

Inimmobilisable, le seul moyen de me voir est d’observer mes effets, les traces que je laisse.

Petite peur

Viens ici petite peur. Qui es-tu ? Viens ici que nous fassions connaissance.

Arrêtons de nous faire la guerre. Viens, on dit que j’arrête de te fuir et que j’arrête d’avoir … peur de toi.

Viens, faisons route ensemble. On dit que j’arrête de te faire le centre de mon monde.

Viens, faisons la paix. On va dire que je ne t’en veux plus, que je nous pardonne.

Viens, parlons.

 

Tracklist :

  • « Prendre soin de l’enfant intérieur », de Thich Nhat Hanh