Esprit obscurci

Dans la catégorie nuage sombre …

Je ne comprends plus ce que je fais et pourquoi je le fais. Je vois des mots, leurs mots, mais il n’y plus de sens derrière. Dès que je les lis hop un store se tire et me masque la vue du sens. Ce n’est pas le cas du reste de la phrase, au demeurant.

Quand je les entends le matin je me dis « mais quelle langue parlent-ils ? » Je ne comprends plus leur vocabulaire. Je le pourrais mais il faut que je fasse des efforts et me plonge dans mon dictionnaire interne. Au lieu de ça ils m’étourdissent, m’obscurcissent l’esprit comme quand je suis en colère. Ils me voilent la vue. Ma tête refuse de s’y accrocher.

Mais alors, pourquoi je ne les comprends plus ? Parce qu’ils ne sont plus de mon monde ?

Exact, mais l’ont-ils été ? Je crois n’avoir jamais été aussi peu motivé qu’en ce moment. Je ne vois plus le sens de ce que je fais. Il y avait du fun, avant, de la motivation, une grande envie de participer. Mais il n’y a plus.

J’ai le cerveau qui vibre, comme quand l’alcool monte. Engourdi ? Hypoglycémie ?

Je vois tout en décalé, comme dans une cage de verre dépoli. Les images sont là, présentent, mais le sens n’y est plus.

Alors échappée. Parenthèse enneigée. Des nuages, encore, mais blancs. D’autres préoccupations et si je ne vois plus rien, alors, ce n’est plus la faute de l’esprit !

Je joue les garde du corps et reste à distance, participe de loin et reste dans son ombre. Elle danse, je compte les points. Je sais ce qu’elle fait, je sais comment ça va se terminer. Dans ma cage de verre, je regarde et je m’en fou. Je ne bouge pas une oreille, je sais qu’elle va faire le boulot. Je me repose … Au moins n’attend-on rien de moi, dans ce coin-là du monde.

Back to the real world, l’atterrissage est difficile. Il n’a pas changé ce putain de monde, pense-tu. Tout au plus ai-je emmagasiné un peu de bonne énergie, quelques précieux conseils et de bons souvenirs. Je n’y ai pas laissé de traces, je ne pense pas, je n’eut pas voulu …

La piste n’est plus si droite, si uniforme. Le temps est haché, il n’est plus possible de se concentrer plus de 2 min sur un sujet. Elle est là la différence entre le temps du voyage et le temps du travail.

Je ne comprends pas plus le sens de leurs mots, leurs motivations m’échappe toujours et j’ai toujours le cerveau qui vibre de temps à autre. Je mets la musique à font : elle couvre le bruit de mes doigts qui tapent et me déconcentrent de ce que je pense.

Je voudrais du calme et du temps.

Tracklist :

  • « One Step Closer », de Linkin Park. Parce que le « break » à la fin est la parole que j’avais en tête en partant. Et ma foi, en fait, les paroles collent bien !

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