Le temps est fou

La ville n’a donc rien de fascinant, bien au contraire, mais autour, c’est une autre histoire…

Le temps (pluie) n’a donc pas permis de faire une balade dans le parc national de la Terre de Feu, donc nous nous sommes organisé pour les prochains jours. Pour ce jour, cheval ; le lendemain, marche et canoë ; et le dernier jour matin, promène-couillon bateau sur le canal Beagle (le bras de mer de 180km devant Ushuaia qui relie l’Atlantique au Pacifique).

Cheval l’après-midi, sauf que le temps a changé et est passé à …  la neige. Puis soleil, puis neige, et comme ça toute l’après-midi, sans oublier le vent. La tenancière du club d’équitation a résumé ça en « el tiempo es loco » Ah ça oui, pas de doutes …

Cheval tout de même, 2h (4 pour Marie-Sophie, cavalière niveau Jedi) à se cailler les miches sur nos canassons et dire « p* c’est beau ! » parce que oui, Ushuaia est moche, mais la nature autour est splendide, surtout avec cette lumière changeante propre à ce coin du monde ; montagnes, mer, forêt et pampa apparaissaient et disparaissaient sous les nuages et la tempête de neige.

Retour à la ville, un peu frigorifiés, à se la coller dans un pub (Ushuaia a 2 pub : un bien et un moins bien. Nous avions trouvé le moins bien, nous sommes allé dans le bien) à 2 pas de notre auberge ; plus pratique pour ramper jusqu’à nos lits. Et en fait de ramper, ça a été bataille de boules de neige a la sortie du pub.

Le lendemain, un peu de crapahutage et de canoë. Pour cette journée le temps a décidé de commencer par grand beau temps, pour faire fondre la neige de la tempête de la veille, et de continuer par pluie+vent.

3h de marche dans le parc national le long du canal Beagle, avec une guide naturaliste, et … plein d’autres touristes comme nous (les  touristes n’aiment pas les touristes, normalement…). Ça enlève du charme…

Après-midi canoë, sans grand difficulté ni intérêt, et soirée … au Küar. C’est un restaurant à au moins 40min de marche du « centre » d’Ushuaia (fallait se renseigner avant de partir, hein les patagons…) avec une vue ouh là là … En plus nous arrivions pour le coucher de soleil, mais quel coucher de soleil …  Evidemment j’avais pas mon appareil photo donc j’ai mitraillé avec celui de Marie-Sophie. Et retour … en taxi, au pub de la veille (avec Hichem) et détour par la « boîte » du coin de la rue (encore plus proche de notre auberge donc) où nous étions, attention ouh là là … 6 sur les coups de minuit.  Les argentins mangent à 21h et sortent vers 1 ou 2h, nous le savons mais va falloir commencer à l’intégrer.

Et aujourd’hui bateau sur le canal Beagle, à voir les lions de mer, les cormorans et le phare « Les Eclaireurs », avec une guide qui nous explique tout plein de choses et des palanquées d’autres touristes. Pour ce jour le temps nous dit :  fini de déconner,  aujourd’hui ça va chauffer, et pan, tempête de ciel bleu (et de bouilles rouges, par extension). Bonne glandouille sur le bateau, Marie faisant le tournesol, Hichem sa hichémite habituelle, MS ses photos et Camille la conne. Et nous revoili a reglandouiller en attendant l’heure de l’avion qui nous ramène à Buenos Aires ce soir.

Ça sent furieusement le sapin, mais il nous reste 3 soirs pour apprendre le tango et se la coller.

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