Gab vs SesChiottes: 6-5

Ou au cours de la 2ème mi-temps et des prolongations, l’auteur sort son arme secrète et vainc de haute lutte.

Hier soir.

Je rentre de l’anniv de Sand, hier soir, et j’entreprends de remonter le bazar.

Auparavant, je lui ai collé de la pâte à joint, histoire que l’eau ne passe pas.

A priori suffit d’emmancher le bazar dans le bidule, ce que je fais donc. Je force un peu et d’un coup je vois que la colonne sur laquelle j’emmanche le truc est bancale. Je retire ce que j’avais dans la main et je constate que le truc que j’avais pété l’autre jour n’est pas inutile: c’est un clip qui sert à maintenir la colonne droite.

2-1 pour mes chiottes.

La soirée va être longue…

J’essais méthodiquement d’enlever cette saloperie de colonne pour étudier le problème (j’en profite pour chausser ma lampe torche frontale à diodes led, spéciale montagnes, que je sors aussi pour faire de l’informatique sale). Ok: ca s’enlève et se remet sans trop de difficultés.

Je sort la cyano, j’en fous un peu, j’essaie de remettre la colonne en place. Ça marche moyen (à cause de l’eau. La cyano n’aime pas l’eau) mais ça tient vaguement. j’essaie d’appuyer sur le bouton de chasse: ça appuie comme il faut, à peu près droit.

Je remonte le tout, et je constate que ça fuit toujours. Et vue la quantité qui fuit, ce n’est plus le joint que j’ai réparé, mais autre chose: le système qui est vissé au fond du réservoir, du moins la partie interne (pas le joint, mais ce qui est au milieu). Et je sais pourquoi ça fuit: quand j’ai voulu démonter la colonne, j’ai tiré comme un sauvage, et tourné ce bazard-là.

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La partie blanche est la partie sur laquelle emmancher le bazar.

La partie grise se vis dans un pas de vis, qui est séparé du réservoir par un joint.

3-1 pour mes chiottes.

La soirée va être compliquée.

Je coupe le robinet de remplissage, je coupe l’arrivée d’eau de l’appart’, je dévisse ce qu’il y a à dévisser pour sortir le réservoir, et je met le réservoir sur la terrasse. Il est quelque chose comme 20h30.

Seulement évidemment comme ça ne peut pas être simple, leS robinetS (oui, l’arrivée principale et celui de remplissage) ne ferment pas bien donc ça goutte!

4-1 pour mes chiottes.

La soirée va être humide.

Je fais un montage pour capter l’eau (une corde et l’ancien bac à chat de Plume) et je vais examiner mon réservoir.

4-2 pour mes chiottes. J’ai de la ressource.

Déjà, je vais pouvoir réparer tranquillement la colonne, ce qui est une bonne chose: je sors la cyano et recolle la partie cassée du clip de la colonne.

4-3 pour mes chiottes. Je me bat.

Je sors mon arme secrète: la pâte à joint, et j’en tartine copieusement l’intérieur du joint, ou du moins la partie entre le joint et le système de vissage. Je laisse sécher et je remonte le réservoir.

On va voir qui est le plus fort.

Victoire! Ca ne fuit plus!

4-4. J’ai envie de dormir, ce soir et c’est pas des chiottes qui vont m’en empêcher.

… à l’endroit où j’ai réparé… Mais que vois-je? Un mince filet d’eau coule d’entre le réservoir et le trône: cette fois c’est le joint lui-même.

5-4 pour mes chiottes.

La moutarde me monte au nez, j’ai la pression, la soirée va sentir la pâte à joint.

Je démonte le bordel, et je sors mon attirail: la colle au néoprène. Faut pas me faire chier un dimanche soir, moi.

Ah oui, parenthèse: quand l’eau est coupée, plus question de boire, de prendre une douche ou de pisser, hein. Tout ça fallait prévoir avant et remplir des bouteilles, ce qu’évidemment je n’ai pas fait.

Ma colle a un défaut: c’est de la colle contacte: faut en enduire les deux parties séparément, attendre que ça sèche, et joindre les deux parties. Et la colle contacte c’est pas très pratique pour recoller un joint A MOITIÉ décollé (côté ‘séparément’ de la définition de colle contacte) à 23h30 du soir (partie ‘attendre’ de la définition de la colle contacte).

Qu’à cela ne tienne et que nenni, je sors un cure-dent, et je tartine: je suis patient ET obstiné.

J’attends les 20 minutes nécessaires au séchage de la colle, je colle le joint, et je sors mon arme: la pâte à joint. Je re-tartine copieusement.

Cette fois-ci y a qu’un superfluide qui pourrait passer… ou la pression de l’eau, qui ferait céder l’étanchéité.

5-5: je me laisserai pas faire par une saloperie de fuite.

Un peu désabusé, j’attends que ça sèche.

Dilemme: si je remonte maintenant, y a des chances que ça ne soit pas sec et que les emmerdes continuent. Si j’attends demain matin (ou soir, selon mon courage), je n’ai pas d’eau jusque là.

Comme le sommeil est plus fort que tout, je change mon montage de captage de fuite d’eau pour le rendre plus efficace (bouteille coupée en deux pour faire gouttière), j’évalue la quantité d’eau qui pourrait s’écouler en ce qu’il reste de ma nuit (6h), et je vais me coucher avec un plan B: si demain ça fuit encore, j’appelle le plombier.

Fin du match. Prolongation le lendemain.

Ma nuit fut courte et agitée, mon réveil horrible: je déteste retrouver au réveil des soucis de la réalité.

Je vais faire un tour dans la salle de bain: piscine.

Cette saloperie de fuite de robinet s’est un peu excitée, mon montage n’a plus fonctionné, et ça goutte sur le sol.

Je sors de mes gonds.

« OK!!! TU LE PRENDS COMME ÇA??? Ok ok ok. Regarde bien ce que j’ai dans les mains », que je lui dit.

Je prends le réservoir, tout bleu de pâte à joint, et qui sent même plus la pâte, la néoprène ou la cyano. Autant dire que plus étanche y a pas.

Mes chiottes se sont planquées dans un coin de la salle de bain tellement elles ont peur.

« T’ES PRÊT? »

Je phone mon collègue pour lui dire que je serai pas là ce matin, et qu’il va y avoir du sang de chiottes sur les murs.

J’attaque: je mets le réservoir, je vis le robinet, j’ouvre l’arrivée d’eau principale, j’ouvre le robinet d’arrivée, et j’attends.

Le réservoir se remplit, tranquillement. J’observe: pas de fuite au niveau du robinet de remplissage, pas de fuite dans la cuvette (ma 1ère réparation tient toujours), pas de rigole d’eau d’entre le réservoir et le trône.

« AH AHA !!! TU PENSAIS M’AVOIR!!!!! » que je dis à mes chiottes, toutes tremblotantes.

Je regarde partout, je passe mon doigts sur tous les bords: c’est sec.

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!! Oui oui oui yes !!!!

6-5: Victoire de Gab sur ses chiottes!

Mais la victoire n’est pas complète tant que l’ennemi n’est pas mort:

  • j’appuie sur la chasse: ça coule, ça casse pas, ça fuit pas.
  • je réitère: même résultat
  • je repasse un doigts sur tous les bords: indéniablement sec.
  • j’examine la cuvette: pas une coulée d’eau, signe que mon but premier était atteint (changer ce putain de joint)
  • et je passe ma matinée auprès du cadavre, pour m’assurer que plus rien ne fuit.

Je pousse le vice jusqu’à faire mes besoins dedans 🙂

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