"Mets de l'huile dans ton string!" me dit la lopette

Ok, jeu de mots à la con que je vais vous expliquer.

Mardi j’amène Rebecca se faire changer les tendeurs de chaîne de distribution, je la récupère le soir sous une pluie battante où les ombres dessinaient des formes effrayantes et indistinctes dans les phares des voitures (désolé, je suis en train de lire Lovecraft).

Bref, Joe m’amène, je récupère Rebecca non sans avoir payé 229€. Je m’attendais à plus 🙂

Le lendemain je dois aller à Maisons-laffitte, bonne occasion d’essayer Rebecca avec ses nouveaux tendeurs.

Seulement au feu un connard démarre puis freine suite à une voiture devant lui qui freinait également. Moi, derrière, je freine également, mais je me retrouve par terre sans l’avoir touché. Le mec ne s’arrête donc même pas. Deux gentils passants m’aident à relever Rebecca. Rien de tordu à part ce qui l’était déjà (pédale de frein, rétro)

Voilà pour le top lopette (ceux qui connaissent comprendront)

En cours de chemin, il me semble que ça cliquette encore.

« Putain de bordel de zob de merde de Murit qui pue. »

Parce que c’est pas la première fois: quand j’ai fait changer les pipes, j’ai encore eu des soucis (moteur bloqué à 3000 tour pendant quelques secondes, trous dans l’accélération, explosion dans le pot), je la leur avait ramené, ils ont tout resserré et du coup ça a réglé le problème (à moins qu’il ne se soit réglé de lui-même: peut-être que la colle était pas sèche, que le joints ne s’étaient pas fait, ou Buddha sait quoi)

Arrivé à Maisons-laffite, je me penche pour écouter le moteur, et que vois-je? de petites flaques d’huile sur le moteur!

J’inspecte: le moteur est aspergé d’huile. Ca semble provenir d’assez haut, genre … les tendeurs, ou le joint de culasse.

Cependant, ça ne fuit pas suffisamment pour m’empêcher de repartir le soir (40km).

Et ce matin j’amène Rebec’ chez Murit. Je lui fait écouter, il me dit que les cliquetis sont normal (mouais, mon cul!) et que par contre l’huile ne l’est pas, et que c’est sans doute un renifleur mal coincé.

Oué…

Bref, il me la garde, et je vais la chercher ce soir.

Interruption momentanée des programmes

Suite à des problèmes budgétaires, je ne vais pas m’acheter un clavier MIDI tout de suite. Ca attendra euh… plus tard 🙂

En attendant, je vais me coller à la lecture de la doc de Rosegarden, et apprendre comment tout bosse ensemble.

A ce propos, merci à Julien (qui ne lis pas) pour son cours de samedi soir, et très gros merci à Marcatchoum pour la carte son. Si si, vraiment grand merci, je réalise la valeur de la chose, et tu ne réalise pas à quel point c’est top pour moi.

Garf, attends-toi à ce que je te pompe … le cerveau pour que tu m’entretienne … de ce que sais sur le MIDI et tout ce qui tourne autour!

Aujourd'hui

Température: 10°C. Temps clair. ForecastFox me dit qu’il en sera ainsi pour toute la journée, et celle de demain.

Beau temps pour rouler, même parmi les bouchons. Il y a des chances que cela soit mon seul plaisir de cette journée de reprise…

Je me suis réveillée avec la tête pleine d’épines dans le pied. Je hais me réveiller avec la tête pleine d’épines dans le pied.

Mais aussi avec de bons souvenirs d’hier soir.

Merci à toi d’être toujours là au fin fond de mes nuits…

Je ne peux pas

Hé non, je ne peux pas poser tant de questions à tant de gens. Parce que « l’observateur perturbe la mesure », parce qu’ils seraient saoulés, parce que vue mes questions ça tuerait la magie de la relation et fausserait du coup les réponses aux questions.

Disons que je ne peux pas poser toutes les questions que je voudrais (foutues règles sociales, tiens)

De mon poste de commande je contrôle ma vie… mes vies. Parfois j’en sors, je retourne dans l’autre monde, celui que tout le monde connaît. Mais j’ai mes vies en tête, et personne à qui en parler: trop décalées.

Alors je me balade, muet.

Temps réel

J’ai passé mon ordi en ‘temps réel’ pour éviter les latences.

Ca consiste à

  • Patcher le noyau pour lui donner les capacité ‘temps réels’,
  • Donner le priorité temps réels aux processus du groupe ‘audio’, dont je fais of course partie (installation d’un pam modifié, trifouillage de son fichier de conf’)
  • Augmenter la priorité des irq qui gèrent les timers et la carte son (via rtirq). Ca, c’est presque fini: « suffit que » je colle ma carte sur une irq toute seule 🙂
  • Augmenter le latencty_timer de la carte son (via setpci)

Me reste à tuner le disque dur, et peut-être encore les irq.

Sinon, j’ai chopé l’overlay proaudio de Gentoo, ce qui me permet d’avoir les toute toute toutes dernière versions des trucs fun comme Rosegarden et Ardour (dont, par ailleurs, je ne sais toujours pas me servir 🙂 )

Tout est ici:  http://www.linuxmao.org/tikiwiki/tiki-index.php?page=Gentoo_MAO#_Installation_du_noyau_i_rt_sources_i_

Mao?

Cette semaine j’ai passé des heures entière à comprendre, compiler et trifouiller Alsa, Jack, Pulse, Rosegarden, Ardour, Hydrogen, Muse, Lmms, Rezound, Qsynth, Jamin, ZynAddSubFx et la norme MIDI. Ça m’a coûté des heures de sommeil et de compilation, et m’a fait couché bien bien après minuit…

J’ai pas encore tout intégré, mais j’avance vite.

Cette après-midi j’ai acheté (mais pas encore payé, merci Marc 🙂 ) une carte son Sound Blaster Audigy 2 Platinum Ex: rack externe, entrée et sorties MIDI (ce pour quoi je l’ai achetée, tout de même), 7.1, table d’onde et, cerise sur le gâteau, mix hardware (ceux qui on galérés avec Alsa comprendront en quoi c’est intéressant :))

Dès que je peux je chope un clavier MIDI, et le gars Garf pour qu’il m’éclaire tout ce foutoir de ses lumières.

Ça va roxer 🙂

Toujours pas

J’ai toujours pas envie de parler. Pas envie de partager, pas envie de tenir au courant, de me bouger pour les autres.

Cas d’école à table. D’habitude je raconte éventuellement les films que j’ai vu, ce genre de chose. Je ne le fais plus. Et d’ailleurs je n’ai même plus envie de manger avec du monde. Je n’ai par ailleurs pas le cœur  à manger seul…

Bref, je me colle à un bout du groupe, prêt du mur, histoire que personne d’autre que celui que je préfère ne vienne se mettre à côté de moi. Je me fais superbement ignorer pendant un bout de temps, on ne parle pas de moi et je ne me mêle pas à la conversation.

Sauf qu’à un moment ils remarquent que je ne dis rien. S’en suivent les vannes habituelles, ils attendent ma réaction, qui ne vient pas. Je les laisse faire, me sers de l’eau. Je sens leurs regards sur moi. Qu’ils me regardent, qu’ils essaient de savoir ce que je pense, qu’ils attendent que je me batte…

Et ça repart, et je sens toujours leurs regards, et je ne réponds toujours rien. Ca ne me fait pas du tout rire, pas plus que ça ne me blesse. Je ne le méprise pas, c’est juste qu’ils ne savent pas qu’il ne faut pas me faire chier, et comme je n’ai pas envie de le dire parce que je n’ai pas envie de passer du temps à expliquer parce que je n’ai pas envie de parler, je les laisse faire.

Après tout, peut-être qu’ils sont l’habitude que je sois comme ça, parfois, qu’ils ont appris à faire avec, qu’ils se disent que c’est dans ma nature. Alors que ça ne l’est pas du tout, pas du tout du tout… Pas plus cette fois-ci que les autres fois.

Mais je crois que de toute façon ils s’en foutent, d’une certaine manière.

Choose your future

Redécouvert ça, ce matin:

Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television, Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin openers. Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed- interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing sprit- crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing you last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life… But why would I want to do a thing like that?

I chose not to choose life: I chose something else. And the reasons? There are no reasons.

Tiré de Trainspotting, de Dany Boyle