Compagnie

Quand je suis monté à Maison-Alfort Stade, Polgara et Beldaran allaient juste arriver à Riva. Elliot Smith chantait.

Beldaran allait s’y marier, Polgara l’accompagnait un peu forcée.

J’ai passé mon voyage en leur compagnie; plutôt en celle de Polgara, d’ailleurs. J’ai observé sa transformation de fille de ferme teigneuse et souillon à dame de cour briseuse de coeur. Je l’ai contemplé se faire aborder par tous les ados de la cours de l’Île des vents, et gérer ça magistralement telle une dresseuse de tigres.

A La Défense, Beldaran disait oui, Polgara faisait la révérence scellant son destin, et la Destinée disait ‘Et voilà! Voilà!’

A être dans mon monde, comme ça, assis, alors que tout le monde dans la rame était serré comme des sardines, moi je me sentais bien (nonobstant ma dent qui me fait souffrir). Je crois qu’il n’en était pas de même pour la femme debout juste à côté de moi: ses yeux, bien que magnifiques, me lançaient des éclairs de reproche de ne pas me mettre debout et ainsi lui permette d’un peu mieux bouger. Le coup de grâce à été à l’ultime freinage: j’ai faillit lui tomber dessus 🙂

1 réflexion sur « Compagnie »

  1. Dans le même cas, j’en ai pour 45 min de métro avec un changement. Et bien au moment ou je rentre sur le quai et je quitte le métro je ne quitte, presque pas, les yeux de mon livre « Les aventuriers de la mer ». et cela est vrai, on est plongé dans un autre monde que la réalité qui nous entoure, un peu à la Matrix. Et comme toi, quand il y a du monde coller/coller on est bien. Je mets souvent, ligne 1, entre les wagons debout… je suis bien… dans mon échappatoire…

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