Comment BusyBox vous sauvera la vie

Quand ceci commence à apparaître dans les logs :

C’est que les choses commencent à sérieusement tourner mal.

En général, d’ailleurs, les choses sont déjà très mal engagées : les commandes de base (ls, init, reboot, … ) ne fonctionnent plus, à part celles inclues dans le shell. Plus moyen de se logger à la machine, bien sûr, et bien sûr encore vous n’avez pas d’accès physique à la machine pour investiguer plus en profondeur, voir redémarrer.

Il se passe que votre disque est partie en vrille, est dans la choupignoufs, fait la gueule, bref : ça pue. Vous n’avez accès qu’aux systèmes de fichier montés en ram (/dev, /sys, /proc, et peut-être d’autres)

La bonne nouvelle est qu’on ordi planté à ce point ne peut pas l’être beaucoup plus. La mauvaise est que vous ne pouvez rien faire de là où vous êtes si vous n’avez pas prévu de parachute.

Le parachute, le voici.

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tmpfs, cas d’usage

Intro

tmpfs est un système de fichier en RAM dispo sur pas mal d’*nix-like (OpenBSD, FreeBSD, GNU/Linux, Solaris, pour ceux que j’ai touché) (vu que sous *BSD ça s’appelle md mais j’ai la flemme, je dirai tout le temps tmpfs, na 🙂 ).

Vous allez me demander à quoi ça sert… Sachez que la RAM est 1 million de fois plus rapide qu’un disque dur : les accès sur la première sont de l’ordre de la nanoseconde, et sur les seconds de l’ordre de la dizaine de millisecondes. Ok : les mécanismes de cache du disque dur font que les accès sont bien plus rapide mais ils sont loin d’égaler ceux de la RAM.

So what ? Sans aller jusqu’à un rapport 1000, les accès aux fichiers dans un tmpfs sont 10 à 50x plus rapide, et son purement électronique : pas de mécanique à faire tourner. Vous voyez les bénéfices ?

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