Les breaks

Les break c’est la vie.

En batuc chaque instrument a sa « phrase de base » : la première séquence que vous apprenez, et celle que vous jouez quand on ne vous demande rien d’autre (et que le repique fait son appel de base) Quand tout le monde joue la sienne ensemble, ça sonne bien mais c’est pas très varié. C’était pourtant comme ça au début des batucadas : pas de breaks, du swing.

Puis en 1958 la batuc de Mestre André innove : arrêt de la séquence de base et reprise. Olà dans la foule, le break 1 est né.

Depuis, plein d’autres break ont été inventés mais il en existe trois que chaque batucadiste doit connaître : ils sont étrangement nommés break 1, break 2 et break 3.
Comment les annoncer à toute la bateria ? En faisant le signe qui leur correspond. Pour les trois de base, je vous laisse deviner le geste à faire ; ils sont universellement reconnus. Pour tous les autres break, hé bien il faut les avoir appris!

Je vais avoir du mal à vous expliquer une séquence sonore, et vous les faire écouter ne vous avancera pas à grand chose si vous ne connaissez pas un tantinet les phrases de base des instrus. Le mieux serait que vous veniez nous écouter et regarder le mestre faire 🙂

Sachez juste que :

  • le 1 est un arrêt puis une reprise. Rien de plus idiot. Quand la batuc est décalée le mestre a tendance à faire un 1 histoire de recaler tout le monde. On l’appel aussi « blocage ». A l’écoute vous n’entendrez presque rien si vous n’y faites pas gaffe.
  • le 2 est un 1 mais où les surdos jouent ensuite doucement et les caisses et repique envoient la sauce
  • le 3 est un 1 mais où la reprise est jouée trois fois. Le mestre l’utilise quand les surdo sont en bordel (n’est pas Gab ?).

Et puis il y tous les autres.
Certains sont courts, d’autres sont bien plus long, mais le principe est le même : changer de la phrase de base. Et il peut y avoir des variations dans les breaks : le mestre peut s’amuser à couper une section d’instruments, à dire à certains de faire certaines choses, … Le mestre peut aussi décider d’accommoder à sa sauce un break connu : à tel moment tout le monde tape, ou telle section fait telle choses à telle autre moment.

Parmi les breaks, que nous connaissons, autres que les trois de base :

  • Le funk : aussi connu par tous les batucadistes, un peu tendu à jouer par un débutant parce qu’il faut qu’il swing. Le signe est un F avec la main. Il est appelé par le repique, qui fait un appel spécial. Nous avons deux ou trois variations dessus.
  • La vague : je crois qu’il est aussi connu par tous les batucadistes. C’est un 3 dont la reprise est jouée continuellement.
  • Le coraçao : c’est le break d’entrée de ‘A simplicidade de um Rei’, de Beija Flor. Nommé ainsi par nous parce que son début ressemble à un battement de coeur. Le signe est un coeur fait avec les mains. Introduit par un blocage (un début de break 1). En plus on a collé une petite choré dessus 🙂
  • Le papillon (ou ‘celui de Nilo’) : un break que nous a enseigné Mestre Nilo. Introduit aussi par un blocage. Je ne sais pas pourquoi le symbol est un papillon.
  • Le kalashnikov : j’ai vu la batucada Resistancia faire ce break à Bastille, lors d’un sit-in des Indignés. Le symbol est un pistolet fait avec les doigts. Je ne sais pas comment il s’introduit, et il rappel une fusillade, finie par une explosion.

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