Le tamborim

L’instrument du diable.

Je dis ça parce que c’est un instrument auquel j’arrive absolument pas à me faire.

C’est un instrument à percussion composé d’un fût de 4cm de profondeur et de 6″ de diamètre, en alu, fibre, formica ou synthétique, fermé à une extrémité par une peau en plastique (rarement en biquette), tendue par des tirants. La peau est frappée par une baguette souple, initialement en bambou, mais actuellement en plastique, plus résistance, plus souple, et avec un meilleurs retour. Il se tient à une main, un peu comme un pandeiro, mais le pouce et le petit doigts à l’extérieur, le long du fût.

Décrire l’art du tamborim par écrit est impossible. Toutefois, sachez qu’il y a deux phases : le frappé et le retourné. Le frappé est ce que vous imaginez : la baguette frappe la peau. Le retournée est l’inverse : la peau vient frapper la baguette suite à un habile retournement de poignet qui donne toute sa beauté à l’art du tamborim. Le retourné a un son différent du frappé. La phrase de base du tamborim est ‘ta kalikata kalikata …’

Question son, justement, c’est incroyable le raffut que ce petit truc peut produire : un son aigu et claquant. De fait, il y en a relativement peu dans une bateria (vous n’entendriez qu’eux).

Mais ils sont indispensable. Les tamborims sont au premier rang (historiquement mais aussi parce que chez nous c’est des filles) ; ils ont une séquence rapide avec beaucoup de possibilité de variation. De fait ils donnent du relief et de la couleur à la mélodie. Et lors de certains breaks la bateria est perdue s’il n’y a pas de tamborims. A ce propos, lors des breaks les tamborims suivent parfois le repique, parfois les surdos, parfois l’agogo (ils soulignent tous ces instruments), mais bien souvent personne : ils font leur séquence à part.

Vue sa petite taille, il tient facilement dans un sac de fille, baguette comprise. Je le soupçonne de servir alors d’arme de défense.

Comme c’est un petit instru swingant, il est courant que les tamborineurs (tamborinettes, chez nous) fassent une petite choré en accord avec leurs séquences, souvent du plus bel effet (pour le public en face ET les batucadistes derrière)

Un tamborim vaut de 40 à 80€ (chez Contemporânea)

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