Je suis infirmier

Voilà, un vendredi de début décembre, en pleine semaines des gilets jaunes, presque 6 mois après tous les autres de ma promo, mon nom était sur une liste, avec 8 autres, faisant de moi un diplômé infirmier !

Je sautillais partout, je me sentais libéré d’un poids, j’avais envie d’embrasser tout le monde. Je sentais une corde de plus à mon arc, un talent de plus dans mes mains ! Celui de prendre soin de ceux qui ne peuvent plus prendre soin d’eux. Peut-être était-ce cela que je cherchais, au fond, depuis le début ? Par vengeance, réparation…

Après presque 3 ans et demi de formation, j’ai réussi, achevé, quelque chose : j’ai le diplôme d’un des métiers les plus ambivalents du monde ; respecté par tous mais sérieusement sous payé…

J’ai l’impression d’être deux, d’avoir deux mains.

( ( « je suis infirmier » ) )

Mais alors j’avoue… un goût amer : j’ai appris la nouvelle seul, alors que j’étais dans la rue d’une ville inconnue, sans mes parents pour me féliciter, sans un conjoint pour m’embrasser.

Il y a trop de place pour moi, dans ma vie.

Tracklist :

« It’s in your hands », de Björk, parce que c’est dans mes mains, maintenant…


Battre un Lynel sans trop de dégâts

J’ai découvert une petite technique pour battre un Lynel sans trop de dégâts.

Le secret est d’avoir un terrain avec un poteau ou une pierre derrière lesquels se cacher, et d’utiliser cinetis. Cinetis ne gèlera le Lynel que quelques secondes, mais c’est bien souvent suffisant.

Les terrains j’ai trouvés sont pour l’instant les ruines de l’amphithéâtre, au centre sud-ouest (si vous partez du sanctuaire juste au dessus, au nord, vous aurez en chemin une tiny-mini-winny quête qui vous donnera une recette), et la plaine de l’ose, près des prairies de Fironne, dans le sud.

Question préparatifs :

  • le set isolant ne vous protégera pas beaucoup contre ses flèches électrique, mais pourquoi pas
  • le set archéonique est plutôt efficace
  • j’ai pas essayé avec le set de pierre (pour se protéger des attaques de feu)
  • mais je préfère le set barbare : avec la technique que je vous propose, vous ne devriez pas prendre trop de dégâts, mieux vaut donc avoir une attaque boostée
  • j’aime bien une arme à deux mains
  • et un pouvoir de Vah’Ruta rechargé n’est pas un luxe

Il faut d’abord attirer l’attention du Lynel. S’il lance ses flèches électriques, utilisez cinetis et canardez-les avec des flèches, ça le fera arrêter.

Quand il est prêt de vous, jouez avec le poteau/pierre pour vous cacher à sa vue. De plus, cela vous protégera de ses attaque de feu. Une fois qu’il est un peu calmé et TRÈS proche de vous, lancez cinetis, et frappez-le. J’ai tendance à préférer attaquer en sautant : ça donne deux coups. Puis je m’éloigne. Donner une paire de coups supplémentaire est faisable, mais risqué : si le timing est mauvais (le Lynel est un peu loin, et vous avez dû courir pour l’atteindre) il se dégèlera et vous mettra ses coups de pince.

Si vous le frappez dans le visage, au dégèle il s’agenouillera. Portez là encore une paire de coups, puis éloignez-vous. Better safe than sorry : mieux vaut prendre un peu plus de temps que de se faire sucrer un paquet de cœurs.

Quand il lance ses attaques de feu, veillez à bien être derrière le poteau/pierre, ou vous risquez de vous faire rôtir.

Une fois cinetis rechargé, recommencez !

Si vous êtes dans l’amphithéâtre, faites les tour des étages pour récupérer les armes que vous aurez brisés sur le Lynel 😉

Attendez la prochaine lune de sang, et recommencez !

Quelle technique utilisez-vous ? Avez-vous des endroits préférés pour butter un Lynel ?

Vers midi moins 10

Un vendredi d’aout dont tout le monde se fout, où la plupart des panamiens ont quittés la ville ou s’apprêtent à le faire, dans une petite salle de pause au 4ème étage, une signature était apposée par une infirmière au verso d’une feuille bleue remplie de croix dans la colonne de droite.

Ce vendredi d’aout dont tout le monde se fout, où la ville ressemble à un village, cette signature sur cette feuille signifie la validation du stage et l’obtention des crédits manquants à l’obtention du diplôme d’infirmier de votre serviteur, bouclant ainsi 3 ans et quelques de formation !

Voyage dans le temps – les perles

Je fais la collection des perles. J’en découvre de temps en temps. Enfin… disons que l’on m’en offre de temps en temps… Ou est-ce moi qui les fait pousser, en fait ? Mais elles sont toujours une surprise, inattendues

Je les mets dans une boite, que j’ouvre de temps en temps. Mais elles s’estompent avec le temps. Certaines sont furieusement belles, et quand elles m’ont été offerte j’ai cru tomber sur une mine, mais non : elle était unique. Une perle, aussi belle soit-elle, et basta. Pas envie de la ranger, envie de l’admirer même si je m’y perds, même si je m’y brûle, même si elle m’empêche de dormir, même si j’ai envie de creuser le filon pour en avoir d’autres. Dur de se dire que ce n’est qu’une seule et unique perle, et qu’il faut la ranger…

Voyage dans le temps – les montagnes Memnonites

Je vis dans les montagnes Memnonites.

La topographie est très variées : parfois très abrupte avec des pics comme des aiguilles et des crêtes longues comme des lames de rasoir, parfois plates comme le dos de ma main avec des courbes très douces. Je me balade souvent dans ces montagnes.

Je m’y perds souvent, en fait. Il n’y a pas vraiment de carte, ni de chemin tout tracé, ce qui fait que des fois je me retrouve asphyxié en haut d’un pic, ou au contraire noyé par la pluie tout au fond d’une vallée. Et je mets parfois des jours entiers à retrouver le chemin vers un plateau d’altitude moyenne.

J’arpente, j’arpente, je découvre de nouveaux paysages que je ne connaissais pas. Mais en ce moment je me fais des altitudes extrêmes ; impossible de trouver un plateau tranquille. Ça me crève…

Alors quand je suis chez moi, pour éviter de sortir je barricade tout, ou presque. Comme ce soir. Mais les montagnes m’oppressent tout de même, même si je ne m’y balade pas. Impossible de me couper d’elles : je vois leur ombre à travers mes fenêtres.

Voyage dans le temps – le lac Calamedon

Pas bien loin de chez moi il y a un lac : le lac Calamedon.

Le chemin pour y aller n’est pas long, mais j’ai bien trop souvent la flemme de m’y rendre. Il est plutôt petit, très calme, l’eau y est étale.

Je sais que les démons ont peur de ce lac. Je sais aussi que ce lac n’est accessible qu’à moi (pour une raison que je n’explique pas, mes voisins ne peuvent y aller, mais je crois que d’une manière ou d’une autre ils ont le leur propre), ce qui fait que je n’y ai jamais rencontré personne d’autre que moi. Plusieurs chemins y mènent, mais ils atterrissent tous sur la même plage, pas très large, couverte de galets, sur laquelle il y a une seule pierre, sur laquelle je peux m’asseoir.

De la fumée, des formes, s’en élèvent et disparaissent. J’ai parfois l’impression d’y voir des sortes de fantôme des graines que je plante dans mon jardin, mais en fait j’en sais rien. Je crois que d’une certaine manière il sert de vase d’expansion de ce qu’il y a dans mon jardin. Ce lac ne fait rien pousser, il laisse juste la place nécessaire à ce qui veut pousser. Il n’y pleut jamais quand j’y suis, mais parfois quand j’en reviens.

Bref, j’y vais pas assez souvent.

Tracklist : Les guerriers du silence – Pierre Bordage

Voyage dans le temps – les démons

Sous mon jardin il y a des démons.

Je ne sais pas comment ils ont fini par arriver là, et je n’arrive pas à les chasser ni à faire ami avec eux. Sans même parler de les domestiquer…

Je les entends constamment gronder. La plupart du temps ils se tiennent tranquille, dans leur fange.

Mais des fois, comme hier soir, ils se tiennent beaucoup moins tranquille et sortent tout saccager, pendant parfois des jours entiers. Et il pleut à chaque fois qu’ils sortent. Je ne sais pas trop ce qui les attire en dehors. Ça n’a pas l’air d’être la météo, ni une période régulière, bien que ça soit souvent le soir. Je crois que c’est certaines personnes, ou certains mots, ou certaines images, ou certaines musiques.

Et my buddha ce que je mets comme temps pour tout remettre en ordre, après leur passage ! Je remets jamais vraiment tout en ordre : il y a toujours des trucs qui restent cassés, je ne retrouve jamais vraiment tout, et certaines choses disparaissent à jamais. Mes voisins me disent qu’ils font le ménage, en quelques sorte. Mais le ménage qu’ils font ne me plaît pas…

Je soupçonne que ça soit leur présence qui fasse que certaines graines ne poussent pas, dans mon jardin. Mais cela n’explique pas pourquoi ces graines poussent chez mes voisins…

Voyage dans le temps – mon jardin

Oui, j’arrête de compter les jours. Ça n’a pas de sens…

Et puis je viens de découvrir que cet appareil permet de faire des catégories. Chouette technologie que celle de ce monde !

Je ne vous ai pas dit mais il y a un jardin, chez moi. J’essaie un peu d’en prendre soin. C’est pas évident… J’ai l’air plus doué pour prendre soin du jardin de mes voisins que du mien.

Chez moi je déracine des mauvaises plantes, j’essaie d’en faire pousser, j’essaie plein de combinaison, je cherche les meilleurs graines, mais ça ne pousse pas comme je le souhaite. Et puis l’on me demande des conseils de jardinage alors je vais chez mes voisins, je fais le ménage, plante des graines et ciao on me remercie, au revoir à plus tard. Il se trouve que chez eux ce que je plante pousse. Pas chez moi. Dans mon jardin c’est le souk. Et personne ne vient y planter ses graines. Qu’est-ce qu’il a, mon jardin ? il n’est pas accueillant ?

Une vieille histoire de ma région natale dit que le vers de terre (c’est quoi ces bêtes, déjà ?) transforme les déchets en or sur lesquels poussent des palais. Ma bisaïeule, qui m’a élevée, m’a dit que j’étais comme eux. Je n’ai jamais compris l’image.

Mais peut-être est-ce maintenant plus clair ; je fais le rapprochement… Le vers de terre (enfin, à ce qu’on m’a dit) prend tout un tas trucs disparates, les mélange avec je ne sais quel produit magique et en fait une substance qu’utilisent les plantes pour grandir, mais qui à lui ne lui servent pas. Alors si je te comprends bien, bisaïeule : mon jardin c’est pareil ? je prends tout un tas de trucs disparates, chez moi ça ne pousse pas, bien sûr, mais ça pousse chez les autres ?

Mais alors, bisaïeule, qui a les graines qui poussent chez moi ?

Voyage dans le temps – jour 11

J’ai toujours l’impression d’être dans une machine à laver. Je me rends compte que mon esprit a besoin d’espace : je mémorise mieux, je me concentre mieux si mon regard peut se porter loin dans beaucoup de directions, et si je peux me déplacer, bouger, marcher, changer de paysage.

Sinon, c’est trop « petit », étriqué, monotone. Il me faut de l’espace autour de moi et du temps devant moi. Sinon j’étouffe, je me sens oppressé, je stress, j’ai envie de tout casser et de m’enfuir.